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On a rencontré Diego Buñuel !

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Voilà, on part demain ! Avant de nous lancer dans notre aventure, on a voulu rencontrer celui qui est pour nous le plus intrépide des voyageurs, à savoir Diego Buñuel, chef du clan Les Nouveaux Explorateurs de Canal Plus (en clair tout l’été entre 13h15 et 14h05). Nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec lui sur ses voyages, son rapport à l’autre, et ses projets en tant que nouveau directeur des documentaires de Canal. Après 1H30 de discussion à bâtons rompus, un constat : on savait Diego talentueux et gonflé ; il est en plus sacrément sympa ! Merci à lui !

Merci Diego de nous accueillir dans ton bureau. On adore Les Nouveaux Explorateurs ; comment est née cette émission ?

Christine Cauquelin l’ancienne directrice des documentaires a recruté une équipe au fil des années. Il y a un noyau dur : Fred Chesneau, Alexandra Leroux, Christophe Cousin, Manuel Herrero, Jérome Delafosse. Petit à petit l’équipe s’est agrandie.

Comment est venu le nom de la série « Ne dites pas à ma mère » ?

Le nom a été proposé par l’agence CAPA avec qui je travaillais. A chaque fois que j’allais en reportage, je disais aux gens de la prod « Ne le dites pas à ma mère, dites que je vais à New York ! ». On a fait une trentaine d’épisodes. Je choisissais le pays où je voulais aller et y faisais ce que je voulais. Dès le début on a fait tous les pays chauds, comme la Corée du Nord ou Israël, puis on a élargi aux endroits peu accessibles comme l’Antarctique. Le dernier de la série est la Bolivie.

Ta série renverse les préjugés des gens. L’un des épisodes qu’on préfère est celui en Iran…

L’Iran est un pays formidable. J’y étais à l’époque d’Ahmadinejad. C’est un pays assez schizophrène et d’une richesse culturelle incroyable. Ce qui m’intéresse est de montrer cette réalité complexe, et pas ce qu’on me demande de filmer comme lorsque j’étais reporter en début de carrière. A force d’aller dans des pays à problèmes et d’y voir autre chose que ce pourquoi on m’avait envoyé, j’ai eu envie de casser les images que tout le monde a. Tout le monde a les mêmes puisque tout le monde regarde les mêmes médias !

« J’adorerais aller en Algérie »

Y a-t-il un pays où tu n’as pas pu aller ?

Oui, l’Algérie. J’adorerais y aller mais c’est trop compliqué au niveau du visa. Je dis aux Algériens et notamment aux Algérois qui regardent pour beaucoup Canal Plus, aidez-moi à venir en Algérie !

Où dors-tu pendant un tournage ?

Un tournage dure entre 21 et 30 jours. On est tout de suite dans le bain, en immersion totale. Alors on dort à l’hôtel quand il y en a. Quand on fait ce métier il faut bien se reposer car quand on arrive pour tourner, il faut tout de suite être opérationnel et en forme. Donc si besoin je dors dans une voiture, un bateau, un car… je me mets en mode stand by. C’est quelque chose de très important : pourvoir s’endormir à tout moment, partout ! Mais je ne dis pas non à un hôtel de la mort avec un bon spa ! Ça fait 20 ans que je fais des reportages, et même s’il y a eu beaucoup de « roots », je ne refuse pas le luxe !

Quels ont été les moments où tu as le plus souffert ?

34 jours sans douche entre le Koweït et l’Irak, le Pakistan à 7000 mètres d’altitude, la traversée de la jungle au Nicaragua avec l’armée… Il y a eu plein de moments sympas !

« Des choses dangereuses, mais toujours calculées »

Quel moment t’a fait le plus peur ? On pense notamment à la tyrolienne en Bolivie…

Je fais des choses dangereuses, mais toujours calculées. La peur arrive quand on n’est pas préparé. En Somalie j’avais 30 gardes du corps, en Irak et en Afghanistan aussi. Jeune journaliste au Congo, j’ai été encerclé par des enfants soldats et ai été secouru par une patrouille française qui passait par là par hasard. Ce jour-là j’ai compris que ça pouvait déraper à tout moment, je me suis dit plus jamais ça. Partout dans le monde les hommes sont les mêmes et sont capables de la pire violence. Il faut avoir une vision juste et être bien conscient que quitter le monde occidental, c’est comme prendre une fusée pour une autre planète. Les valeurs sont différentes, la vie n’a pas le même prix, tout change. Pas d’angélisme, le monde est violent. C’est un conseil que je donne aux jeunes journalistes : avoir un mentor, un journaliste plus âgé, pour apprendre à choisir le bon fixeur, à tenir compte des ethnies, des religions etc…

Gardes-tu un contact avec les personnes que tu as rencontrées en voyage ?

Pas vraiment, car je suis avant tout dans une démarche journalistique. Je prends parfois des mails, et échange par Facebook. La vérité, c’est que je vais dans des endroits assez difficiles, où les gens ont bien des soucis. Ils se souviendront de moi pour le moment qu’on a vécu ensemble. Ce que je peux faire de mieux pour eux ensuite c’est de raconter leur histoire.

Les Nouveaux Explorateurs c’est fini, on est super tristes…

270 émissions, 7 ans d’antenne, c’est un beau succès pour une émission dédiée au voyage. Mais Canal Plus est une chaîne d’abonnement. Le concept des Nouveaux Explorateurs a été copié un peu partout, et c’est de bonne guerre. La nouvelle réflexion est celle-ci : comment faire des découvertes et voyages sur Canal avec une méthode qui nous soit propre ? Ma principale ambition en tant que directeur des documentaires est de faire des « putains de films ». On veut se distinguer de ce que font les autres chaînes, apporter un sens cinématographique au documentaire, en faire plus qu’un reportage. On veut raconter des histoires, comme savent le faire les Anglo-saxons. Ça va être super excitant.

Venons-en à notre voyage… T’arrive-t-il parfois d’être un simple touriste ?

Après avoir voyagé comme je l’ai fait, être simple touriste manquerait de saveur. Aujourd’hui quand je veux me reposer, je me pose tranquille sur une plage. C’est parfois bien de ne rien faire ! Ce sont aussi dans ces moments qu’émergent de nouvelles idées.

« Pour changer le monde, il faut mettre les mains dans le cambouis »

Qu’est ce qu’on pourrait dire à nos mères pour les rassurer ?

Le périple que vous allez faire (ndlr : oui on lui a donné le parcours !) est d’une beauté rare. Il faut aller vers l’autre, être optimiste mais prudent. Pour changer le monde, il faut mettre les mains dans le cambouis, montrer et voir le monde tel qu’il est. Je dis aux jeunes : sortez, allez voir le monde, on ne peut pas résoudre les problèmes par le virtuel. Dites à vos mères « On part pour changer le monde, ou pour changer une vision du monde ».

Comment inculques-tu cela à tes enfants ?

J’ai une fille et un garçon. Comme ils sont encore jeunes, j’essaie de faire des choses toutes simples, comme leur apprendre à respecter l’environnement, ne serait-ce que ramasser une bouteille en plastique sur une plage… Un peu comme ce qui est écrit dans le métro new-yorkais « If you see something, do something ». On fait ce qu’on peut faire à son niveau, je crois à la politique des petits pas.

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Diego nous écrit un message dans notre carnet de voyage. On le découvrira le moment venu !

Trouves-tu que les nouvelles technologies font perdre du charme au voyage ?

Les nouvelles technologies sont surtout un problème dans le quotidien, elles ne nous laissent plus de temps pour la réflexion, pour le vide. En voyage, tout le monde est en train de filmer, de mettre un filtre entre eux et les autres. Il faut qu’on apprenne à vivre de nouveau directement et personnellement.

L’équilibre entre projet personnel et désir d’échanger est dur à trouver…

Pour votre voyage, faites ce que vous avez à faire pour partager avec les autres. Chacun a en soi un côté explorateur et un côté casanier. Il faut montrer aux autres qu’il n’y a pas que le côté affreux de ce qu’on voit chaque soir aux infos !

D’autres conseils pour nous ?

Vous allez mettre du temps avant d’y arriver mais une chose très importante est de savoir prendre le temps. Mieux vaut voir une chose à fond que 10 en courant. Prenez le temps et allez vers les autres. Allez-y en étant déjà quelqu’un et en ayant quelque chose à leur offrir de votre personnalité. Et pour finir voici quelques unes de mes règles de base :

  • Une bonne bière plutôt qu’une eau suspecte
  • Eplucher tout ce qui peut s’éplucher
  • Cuire tout ce qui peut se cuire

Bon voyage !

Merci Diego !

Un départ ça se prépare !

photoVoilà, dans une semaine nous serons arrivés à notre première destination. On a beau avoir tout (?) préparé et anticipé, les derniers jours avant le départ sont quand même assez speed. Voici le récapitulatif de nos démarches principales.

Travail : Rida a un congé sabbatique (un droit dans les grandes entreprises) et Amandine un congé sans solde ; ces congés commenceront après les congés payés habituels.

Parcours : puisqu’on a dit qu’on vous le disait pas ! Ça ne sert à rien d’insister ! Ceci dit, quand vous verrez par où on part, la suite est plutôt logique. Trois paramètres principaux pour nos choix : nos envies et rêves (ben oui quand même !), le climat (a priori le meilleur possible sur chacune de nos étapes), et l’affluence (on essaie à chaque fois d’être un peu décalé avec la haute saison, pour ne pas trop galérer pour les hébergements et pouvoir négocier les prix).

Vols : nous avons un billet tour du monde d’une dizaine de vols avec l’alliance aérienne One World. Nous sommes passés par l’agence Zip World pour ces billets TDM ainsi que pour quelques vols supplémentaires, ce qui nous permet d’avoir un interlocuteur unique (et réactif !) dans le cas où nous souhaiterions modifier des vols. Les billets étant « open » nous pouvons changer leur date sans frais supplémentaire au gré de nos envies.

Déplacements : en radeau, en stop, en rollers… Bon bah non, ce sera plutôt en voiture, car, bateau et avion, du grand classique en somme ! Avec la Nautamine en grande quantité pour Amandine qui est malade en transports 🙂

Hébergement : seules les nuits de la première ville-étape et celles autour du jour de l’An (très haute période là où nous serons !) sont réservées. Pour le reste on avisera au fur et à mesure, dans des gesthouses, petits hôtels ou chez les habitants. Et qui sait, une petite folie en cas de belle occasion ! D’ailleurs merci à AirBnB qui pour nos premiers pas nous a fait un joli cadeau. Nous pouvons vous parrainer pour vous faire bénéficier d’une réduction pour un premier voyage, il suffit de nous le demander.

Sacs : et non pas des valises évidemment ! 60 litres pour Amandine, 70 pour Rida + un sac de 20 litres chacun. A ce compte-là, on doit forcément opérer des choix drastiques en termes de vêtements et accessoires. Merci au passage à Decathlon Croissy-Beaubourg qui nous a donné un gentil coup de pouce. Nous peaufinons encore l’aspect bagage, mais vous raconterons tout en détail à notre retour, l’expérience en plus !

Santé : vaccins classiques à jour, fièvre jaune et hépatite A que l’on avait déjà, auxquels nous avons ajouté la typhoïde. Imposante trousse à pharmacie établie avec nos médecins.

Assurance : pendant les 3 premiers mois, nous serons suffisamment couverts par nos cartes Visa Premier. Pour la suite, nous avons choisi de nous assurer auprès de ACS (Globe Partner), classée parmi les meilleures assurances de voyageurs.

Vous avez d’autres questions, remarques, suggestions ? Dites-le nous en commentaire !

Et si on faisait un petit tour… du monde ?

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La plupart d’entre vous le savent ou s’en doutent, mais il est bien temps de l’annoncer haut et fort : on part en tour du monde ! Incroyable de pouvoir écrire ces quelques mots, sans que l’on puisse précisément dire comment et quand ce rêve de plusieurs années est devenu réalité. Le grand départ aura lieu le 12 août prochain, et nous raconterons bien entendu nos aventures sur ce blog, sur notre page Facebook et sur Instagram. Quand nous pourrons, nous vous mettrons à contribution, et sommes bien sûr preneurs de tous vos conseils, contacts, bons plans dans les pays que nous traverserons. Pour pimenter un peu l’affaire, nous ne vous donnons pas l’itinéraire, ni la première étape, ni même quand nous rentrerons. A vous de nous suivre !

Jeu-concours : les résultats

cropped-DSCF8189.jpg[ Jeu terminé ! La réponse exacte était 4792 km. Pour info nous avions prévu un parcours de 3850 km mais les imprévus ont fait gonfler la note. Merci à tous les participants et bravo aux 3 heureuses gagnantes, qui remportent chacune un guide numérique Petit Futé de leur choix :

– DOREY Nathalie avec 4512 km
– Deborah avec 4500 km
– Elisa Bams! avec 5320 km

Jetez un œil à vos boîtes mail 😉 ]

On l’a dit ici, on aime les guides Petit Futé, qui ont accompagné beaucoup de nos voyages. Aujourd’hui, nous vous les faisons découvrir en vous proposant un petit jeu. Pour participer c’est simple : il faut deviner combien de kilomètres nous avons parcourus lors de notre worldtrip dans l’Ouest Américain il y a 2 ans. Ce fantastique voyage, dont nous rappelons les étapes ici, nous a portés à travers 4 Etats et des sites aussi incroyables que le Grand Canyon, Death Valley ou Monument Valley.

Vous avez jusqu’à dimanche 21 juin 18H pour donner votre proposition en commentaire de ce billet. Les 3 personnes les plus proches gagneront un guide Petit Futé de leur choix, au format numérique.

A vos cartes et calculettes !

Bienvenue !

Alors voilà, on se lance ! Après plus de 10 ans de voyages à 2, du Mexique au Liban, de Singapour au Kenya, avec des souvenirs magnifiques, mais aussi quelques galères, on se lance enfin ! Voici donc notre site, qu’on bichonne depuis l’été dernier.

Dès à présent, vous pouvez découvrir dans Nos tops ce qu’on a préféré (ou détesté) lors de nos voyages. Le planisphère interactif (nécessite Flash) donne accès à nos carnets de route qui pour chaque pays retracent notre parcours et donnent bons plans, coups de cœur etc… Dans On vous dit tout on répond à toutes les questions qu’on nous pose souvent sur nos voyages. Enfin, comme on est là pour partager et échanger avec vous, vous pouvez aussi nous suivre sur Facebook et sur Instagram.

Voilà, on vous laisse découvrir tout ça. On espère qu’il vous plaira et on est bien entendu preneurs de vos remarques, critiques, mais aussi encouragements 🙂

Amandine et Rida

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