En bref
Office du tourisme
Patrimoine Unesco
Les conseils de France diplomatie
Quand y aller
Budget moyen : 36€/jour/personne
Langue : croate
Nombre d’habitants : 3,8 millions (2021)
Carnet de voyage en Croatie
Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos
Quand : 10 jours en septembre 2007, 10 jours en août 2026
Conditions : voyage en solo avec sac à dos, transports en commun et nuits chez l’habitant choisies sur place. Pour ne pas trop courir, nous avons décidé de nous concentrer sur les grands spots de la côte Adriatique. Pour le voyage en famille en Istrie, nous avions notre propre véhicule et avions réservé des logements au préalable sur internet, essentiel en pleine saison.
Ce qu’on attendait de la destination : découvrir l’Europe qu’on connaît un peu moins bien, et voir à quoi ressemble le pays d’où l’arrière-grand-mère d’Amandine a émigré dans les années 30.
Bilan : De très belles découvertes ! Nous avons apprécié la facilité d’organisation sur place, le patrimoine très bien conservé malgré les conflits, l’accueil des Croates, la nourriture, et, s’il faut comparer avec l’Italie voisine, le calme, la propreté, les routes en bon état.
Nos conseils : Ne pas hésiter à faire confiance sur place et à se décider au pied levé, si on est hors saison. Les transports en commun (du moins sur la côte) sont confortables et fiables. De nombreux habitants proposent des chambres chez eux, qu’ils viennent vous proposer – photos à l’appui- à la sortie de l’avion ou du bus. L’été c’est un peu plus compliqué, mais encore jouable de se laisser porter si on évite la côte dalmate. On y parle anglais mais aussi beaucoup allemand et en Istrie italien.
Dalmatie du Sud
Split : où les époques se côtoient, se croisent, se renforcent ! La deuxième ville du pays est un incroyable melting pot historique qu’il est assez dur de décrypter sans être un grand connaisseur. Peut-être suffit-il simplement de flâner dans le palais de Dioclétien, dans les ruelles piétonnes ou la promenade du bord de mer pour s’imprégner de cette ambiance unique… Nous avions téléchargé un audio-guide qui nous a bien permis de décrypter ce que nous voyions. Le Palais de l’empereur romain Dioclétien est le centre le ville depuis l’an 300. Tout se construit autour et même « dans » lui, avant comme aujourd’hui, en premier lieu les commerces et habitations. Juste à la sortie des remparts, belle statue du sculpteur croate Ivan Mestrovic. A part ça pour se baigner, il y a une sorte de plage municipale non loin des fortifications. C’est tout bétonné et ça s’apparente en fait plutôt à une pataugeoire. Pour profiter de la magnifique mer Adriatique il faudra par exemple regarder du côté des îles Kornati non loin.
La route pour descendre la côte dalmate était en soi un magnifique périple. Quelques heures d’un car plutôt confortable, une traversée de frontière (un petit bout de Bosnie-Herzégovine, oui oui regardez bien la carte!) et tout le long cette magnifique mer Adriatique qu’on longe. D’un bleu intense, profond et brillant, merveilleux !
Dubrovnik : Nous étions logés dans une petite pension sur une colline en-dehors de la ville historique et avons pu profiter d’une belle plage de galets avant de nous lancer à la conquête de l’ancienne Raguse, longtemps concurrente de Venise. Celle-ci nous a charmés, elle offre une ambiance incroyable. OK c’est très touristique, surtout sur la rue principale appelée Placa, mais il suffit de s’éloigner des groupes pour découvrir la ville fortifiée au calme. Le tour des remparts (2km) est incontournable et permet de magnifiques vues sur la mer Adriatique et le port de pêche. Très beau couvent franciscain, chef d’oeuvre d’art roman du 14ème siècle. Prévoir de bonnes chaussures pour grimper les ruelles pentues, celles où vous verrez les chats se prélasser au calme, les petits restaurants sans personne et les derniers habitants de ce centre historique.
![]()
Sibenik : moins touristique, cette ville fortifiée était sous administration de Venise pendant plusieurs siècles. Sa cathédrale St Charles est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis l’an 2000. Son dôme blanc peut évoquer le Panthéon de Lisbonne qui se détache sur le Taje. Ce qui nous a frappés, ce sont les fresques extérieures représentant des hommes, des femmes et des enfants criant de vérité. Le reste de la vieille ville est très agréable quoique de taille modeste. Agréable corniche avec beaucoup de bons restaurants. C’est normalement très dynamique le soir, mais lorsque nous y étions, les festivités furent annulées à cause de la mort de pompiers lors de feux de forêts gigantesques. Quand on s’élève un peu sur les hauteurs de la ville, sa silhouette se découpe sur le bleu profond de l’Adriatique, magnifique !
A vous le miam ! : Beaucoup de pâtes et de risotto avec des recettes qui sentent bon la pêche du matin. Les prix et l’accueil sont bien meilleurs qu’en Italie.
Parc national de Krka : accessible facilement depuis Sibenik par bateau (réserver la veille pour le lendemain au port). Vous remontez le cours de cette rivière le long de dizaines de chutes d’eau et de bassins, dans une balade sympa quoiqu’un peu bétonnée par endroits. Il est possible de s’y baigner, mais nous avons juste fait trempette en raison d’un temps assez couvert (et de Rida le frileux !).
Istrie
Nous avons choisi de poser nos valises quelques jours au centre de cette péninsule pour pouvoir rayonner dans une direction différente chaque jour. Le climat très agréable nous a tout de suite séduits, ainsi que le côté bien vert de la région, alors qu’en France la sécheresse faisait des ravages. L’Istrie jouit en effet d’un micro-climat et reçoit des précipitations en son centre même en été. Côté visites et patrimoine il y a de quoi faire, tant la zone a été au coeur des luttes d’influence de plusieurs civilisations. On va ainsi de vestiges romains en édifices vénitiens, avec l’art de vivre à la austro-hongroise qui n’est jamais bien loin.
Rovinj. Une vraie petite perle, qui était notre première sortie en Istrie. Ancienne cité vénitienne, elle nous a fait penser à Piran, sur la côte slovène, qui n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres plus au nord. Il faut laisser sa voiture dans un des grands parkings à l’extérieur de la ville. On arrive donc à pieds, grâce à une promenade aménagée en bord de mer qui offre un super panorama sur la ville, ses ruelles serrées, son campanile. Il faut prévoir une bonne demi-journée pour voir le petit port, déambuler sur ses pavés blancs, voir ses nombreux magasins, et monter tout naturellement au sommet de la colline où se trouve l’Eglise Sainte-Euphémie. Nous sommes montés au sommet de son campanile de 60 mètres pour une magnifique vue d’ensemble de la ville. La mer est à chaque coin de rue et les plages nombreuses, que ce soit en pleine ville ou à quelques kilomètres au nord ou au sud pour un peu plus de tranquillité. Nous avions choisi la plage du parc forestier à la sortie de la ville, très agréable, propre et avec la vieille ville en toile de fond.
Pula. C’est la capitale économique et démographique de l’Istrie. Moins de charme et d’homogénéité que d’autres de la région, mais immanquable pour son amphithéâtre Arena. Construit sous l’Empereur Auguste, c’est l’un des mieux conservés. On peut très bien le voir depuis l’extérieur, sans rien débourser. Il marque l’entrée de la zone touristique et historique de la ville. A quelques minutes à pieds on arrive sur la Place du Forum où se tient l’imposant Temple d’Auguste. Juste à côté mais d’une toute autre époque (13ème siècle) se trouve l’imposante mairie. En empruntant les rues piétonnes il faut un peu fouiner pour tomber sur plein de curiosités – heureusement que nous avions la carte fournie par l’Office du Tourisme. On a ainsi trouvé des mosaïques romaines au pied d’un immeuble ! Plus loin un arc de triomphe, ici un fort. Bref un vrai condensé de la grande histoire. Et comme la veille, pour finir la journée en beauté, nous avons choisi une des nombreuses plages proches de la ville, en l’occurrence la petite crique Gortanova Uvala.
Motovun. Il y a plusieurs de ces « villages perchés » au coeur de l’Istrie et nous recommandons de passer une journée à en découvrir. Ca change des villes côtières, c’est une autre ambiance et l’occasion d’une plongée dans un terroir très riche. Nous avons choisi Motovun, cité médiévale située dans la région de la truffe blanche. Le plus intéressant a en fait été de goûter la spécialité locale des pâtes à la truffe. Pour le reste on en fait vite le tour – enfin quand on finit par y arriver, car ça monte sec et ça glisse sur ces pavés lustrés. Seules quelques rues qui se parcourent très vite. Heureusement qu’on avait le drone car c’est vraiment comme ça qu’on a pu apprécier le village dans son environnement, entre forêts et vignobles.
Labin. Une vraie belle surprise, située un peu en-dehors des routes touristiques habituelles. Labon n’a certes pas le même patrimoine mais il se dégage de ses petits rues un vrai charme. Elle est perchée sur un promontoire à quelques centaines de mètres de la mer. Nous sommes montés en haut du clocher pour une vue encore plus impressionnante. Ses bâtiments sont très colorés, aussi bien les façades que de très belles fresques. Et pour ne rien gâcher les restaurants y sont moins chers et moins bondés que dans les grandes villes. Nous y avons en somme passé une très bonne demi-journée, avant de remonter le long du Golfe de Kvaner, situé entre la péninsule et la côte dalmate. Cette route scénique est d’ailleurs l’une des plus belles qu’on a parcourues dans le pays, un « wahou » à chaque virage.
Opatija était lieu de villégiature de la bourgeoisie austro-hongroise. Sissi elle-même parcourait le célèbre lungomare, promenade de 12 km achevée en 1880 C’est encore un peu chicos, et il faut s’y prendre tôt pour espérer un logement abordable. Nous avions un tout petit appartement à côté de la petite plage de galets de Tomasevac et avons tout pu voir à pieds pendant 2 jours. Le must est bien sûr de parcourir le lungomare, les yeux sur les palaces gentiment décrépis tels que le Kvaner-Hotel et de s’arrêter de temp à autre sur une des nombreuses plages du parcours. Ici elles sont aménagées à la croate, avec du bon béton coulé sur les galets et des pontons pour y accéder. La mer est cependant assez chaude l’été et bien propre. A l’extrémité nord de la promenade nous sommes allés jusqu’au village de pêcheurs de Volosko pour une énième baignade et un restaurant en bord de port. Dans le Sud d’Opatija en suivant la côte nous sommes allés jusqu’à la fameuse statue « La jeune fille à la muette« . Entre les lidos, les parcs, les yachts-clubs Nous étions vraiment dans un monde désuet mais au charme indéniable.
Rijeka. Moins sexy mais quelques kilomètres plus loin sur la route, nous nous sommes arrêtés dans ce grand port industriel. Si les faubourgs de la ville et la côte ne donnent il est vrai pas trop envie, le centre-ville piétonnier offre quelques intérêts, comme la tour de l horloge surmontée de l’aigle à deux têtes – emblème de la ville, le marché couvert ou le théâtre municipal.
Parc national des lacs de Plitvice. Le fameux ! Le plus beau et plus célèbre parc de Croatie. On parle quand même de 16 grands lacs reliés entre eux par 92 cascades sur une superficie de 300 km2 ! Pour en profiter au mieux nous sommes bien préparés à l’avance : nous avons acheté les billets d’entrée 10 jours avant pour avoir l’heure que nous voulions (9h), avons choisi notre entrée (la numéro 1) et un circuit (le tour C en 4 heures)nous permettant d’avoir un bon aperçu de la partie haute et la partie basse. Les paysages sont en effet différents mais complémentaires, plus grandioses
La prochaine fois : encore beaucoup à découvrir par exemple Zagreb la capitale et le nord de la côte dalmate
Un peu de musique en regardant les photos ? U zemju latinsku de la Klapa Dišpet. Une klapa est un groupe de chant a capella, qui venait à l’origine de la côte dalmate. Les klape croates ont été inscrites en 2012 au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Croatie

Superbe pays que l’on a découvert il y a bientôt 15 ans…. Dubrovnik on adore!!
La prochaine fois, poussez jusqu’au Monténégro, tout aussi magnifique!
C’est fait !
https://www.anousletour.fr/europe/montenegro
j’étais là…il y a…aouche…approx 40 ans….aucunement touristique, injustement pauvre et incroyablement splendide. Budva, Dubrovnik, Split, Lubjiana, Zagreb. le trip en train Split-Milan-Paris fut épique…