Lima, Huacachina, Nazca, l’aventura !

Après un nouveau voyage de nuit avec une compagnie de bus – Linea – au top (hôtesses, wifi, couverture, repas etc…) nous arrivons à Lima. Pas de chance, cette fois la chambre n’est pas disponible. Nous partons donc en mode pas très frais faire un tour dans la capitale où nous resterons peu de temps. Lima est réputée pour être un lieu de passage obligé dans lequel on ne souhaite pas s’attarder. Elle est en effet très étendue, bruyante, congestionnée, polluée, et plusieurs mois par an recouverte d’une pellicule de brouillard/brume appelée garua. Nous trouvons tout de même un certain charme au quartier historique, par ailleurs au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La plaza mayor à elle seule vaut le détour : très beaux édifices coloniaux, imposante cathédrale et palais du gouvernement. C’est là à 12h que nous assistons ébahis à la relève de la garde. Nos amis péruviens ne sont pas les plus modestes : au moins une trentaine de gardes font des pas de géants au son de Carmina  Burana (il y a même un passage avec la musique du film Gladiator !) en poussant d’incroyables cris.

DSC01717Nous visitons ensuite le magnifique couvent Santo Domingo, encore habité par des moines dominicains, où sont vénérés deux saints : Santa Lisa de Lima, adorée dans toute l’Amérique latine, et San Martin de Porres, le premier Noir canonisé. Nous logeons dans le quartier Miraflores, où se retrouvent étrangers et Limeñotes argentés. Propre, calme, sympa mais un peu aseptisé.

Alors que nous ce qu’on aime c’est quand, en sueur, on dévale des pentes de sable en snowboard vous voyez ? Ça tombe bien c’est autour de la lagune de Huacachina qu’on peut faire ça. On trouve dès notre arrivée un buggy qui nous « promène » dans les dunes pendant une heure, s’arrêtant pour nous lancer sur nos planches sur de grandes pentes. Imaginez un mélange entre Space Mountain et le Paris Dakar, où plus tu cries et plus le chauffeur se marre et fait des trucs dingues que tu veux même pas regarder (changements brusques de direction, énormes descentes et non moins énormes montées, quelques envolées !). Bref on a quand même bien rigolé ! Pour être honnêtes, on a aussi eu un peu honte d’avoir participé à une activité qui pollue beaucoup et à terme risque d’abîmer ce très beau lieu…

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DSC01844Le lendemain, jeudi, nous sommes toujours plus dans le sud, à Nazca cette fois. Le nom vous dit forcément quelque chose pour les fameuses lignes dont on ignore encore la signification exacte (on sait juste qu’elles ont été réalisées par le peuple nazca il y a presque 2000 ans). En attendant notre vol, nous tombons en ville sur le grand défilé annuel des écoles.

Nous nous rendons ensuite au cimetière de Chauchilla où on peut voir des momies de la civilisation nazca, qui datent de plus de 2000 ans. Toutes les tombes ont été pillées de leurs bijoux et céramiques. Ne restent que ces corps en position fœtale, dont les cheveux sont parfaitement conservés, et dont nous apercevons tantôt un pied ou une main. Un lieu aussi émouvant qu’étonnant.

Revenons à notre vol, que nous devons faire dans un petit avion de 6 places. Manque de chance, une météo capricieuse (trop de nuages et de brume le matin) et des compagnies peu sérieuses pratiquant le surbooking (AeroParacas) rendent le graal quelque peu difficile à atteindre. Après de multiples reports, nous partons finalement à 17h, sous un soleil rasant qui donne une lumière magnifique à ce paysage aride. Grâce aux super explications du co-pilote (compagnie Air Majoro), nous réussissons tous les 2 à voir les 10 figures que nous survolons. Quelle joie ! Ce qui nous surprend est que sur les dizaines d’hectares où se trouvent les figures, des centaines de ligne sont tracées ! Il faut donc être super attentifs, garder à l’esprit que si des figures comme le condor font 130 mètres de large, d’autres comme le chien n’en font que 50. La voisine d’Amandine, une jeune Anglaise, commence à être malade car le coucou secoue beaucoup. Il est grand temps de rentrer et de prendre un autre bus de nuit (le 3ème en 2 semaines) pour la Sierra cette fois.

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