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Quand y aller
Budget moyen : 48 €/jour/personne
Langue : italien
Nombre d’habitants : 60 millions (2014)

 
 
 
 
 
 

Carnet de voyage en Italie

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan

Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : long week-end à Venise en 2004, long week-end à Rome en 2007, pauses dans le Nord et 10 jours dans les Pouilles en 2026

Conditions : En 2004 nous étions étudiants et sommes partis avec le BDE (bureau des étudiants) d’une fac parisienne. En 2007, package avion + hôtel réservé sur le net pour Rome. En 2026 en pleine période estivale nous avions notre voiture et avons réservé les logements très en amont.

Ce qu’on attendait de la destination : Voir les villes les plus mythiques de notre voisin italien. Découvrir petit à petit ce pays qui a le plus de monuments inscrits à l’UNESCO ! 

Bilan : Nous sommes par deux fois allés dans des villes extrêmement touristiques et n’avons donc pas vraiment connu l’Italie authentique dès le début. Avec les filles nous avons plus pris notre temps. Dans tous les cas la pression touristique se fait bien sentir. On a quand même l’impression que partout et à tout moment il y a du monde, ce qui est logique car partout il y a à voir !

La note d’Elina et Nora : 8/10 ! Nous on a adoré la dolce vita ! Des pates, des pizzas, des glaces… On en rêvait avant même d’y aller. Dans les Pouilles il y avait de très belles plages, et de jolies villes avec des surprises et on n’a pas trop dû marcher. Et en Italie à tout moment sur la route il y a des choses magiques à voir : on était trop émerveillées de la Tour de Pise !

Nos conseils : évitez la haute saison touristique ! Ce n’est pas du tout ce qu’on a fait à chaque fois, mais on se dit que ce soit être cool avec un peu moins de monde ^^ La semaine du 15 août notamment (ferragosto) est réputée la pire de l’année car en plus des touristes internationaux, tous les Italiens sont en vacances pour un énorme chassé-croisé. A part ça, essayez de prévoir les déplacements au mieux et de visiter les endroits les plus touristiques très tôt dans la journée. 

Où nous sommes allés : 

unescoRome. On commence bien sûr par le Colisée ! Visité dans des circonstances un peu particulières car nous sommes arrivés en plein marathon de Rome, donc dans un chaos sans nom. Mais rien qu’en le voyant émergé à l’horizon nous avons eu des frissons. Même en pensant le connaitre par cœur depuis des années, la découverte était presque complète. Un truc bête : on n’avait jamais imaginé l’intérieur et on ne pensait pas que les travées du sol seraient ainsi visibles. En fait, nous ne nous attendions tout simplement pas à ces proportions, le Colisée pouvant en effet accueillir plus de 50’000 spectateurs – soit plus que le Parc des Princes ! Il y a apparemment la possibilité de le visiter avec un vidéo-guide mais devant l’afflux de touristes, il n’y en avait plus lors de notre venue. Juste à côté, tellement de choses à voir, sans en comprendre toujours le sens. On est ici sur le Capitole où Romulus bâtit la ville au 8ème siècle avant JC. Juste à côté, le mont Palatin, le forum impérial et le forum romain, dont on avoue ne plus se souvenir des détails.

Dans le centre-ville, les monuments emblématiques se trouvent à chaque coin de rue. Citons par exemple la fontaine de Trévise ou le Panthéon. Mais aussi de belles places comme la place d’Espagne ou la place Navona. Tant d’endroits à parcourir !

unescoLe Vatican est un lieu à voir, quelle que soit sa religion. Nous y sommes allés un dimanche (tant qu’à faire!) et nous étions bien serrés dans le métro ! La place Saint Pierre et ses monuments datent du 17ème siècle et impressionnent par leurs proportions et l’impression de perfection qu’ils dégagent. Pas trop d’attente pour visiter la basilique Saint Pierre, découvrir les fameuses peintures de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine et croiser les gardes suisses ! Corollaire de la visite, la crypte et le trésor. Monter ensuite les 330 marches de la coupole de Saint-Pierre permet d’avoir un très belle vue sur la place et tout le Vatican. Plusieurs autres visites intéressantes, une journée n’est pas de trop pour s’imprégner de cette ambiance très particulière.

 

unescoVerone. Bien sûr, le nom vous dit quelque chose ! C’est LA ville de Roméo et Juliette. Nous nous y sommes arrêtés pour une journée/nuit étape pour traverser le Nord du pays vers les Balkans. Si vous venez essentiellement pour voir la fameuse statue de Juliette sous le balcon, il faut savoir que depuis le printemps 2026 elle n’est plus accessible gratuitement. Il faut désormais débourser autour de 15 euros par personne pour entrer dans la cour de la Casa di Giulietta, une maison qui a été choisie comme pouvant servir de décor à l’oeuvre de Shakespeare et caresser le sein d’une statue représentant une jeune fille comme le veut la tradition – autant dire qu’on a passé notre tour, et qu’on s’est contentés de photos volées à travers les grilles. A voir aussi dans la belle Vérone, dans le centre-ville facilement parcourable à pieds : de belles églises du Moyen-Age, tant romanes que gothiques, des belles places de caractère dont la Piazza delle Erbe, et bien sûr l’Arena, le 3ème plus grand amphithéâtre d’Italie ! Lors de notre venue et comme souvent les soirs d’été, il n’était pas accessible car accueillait un concert classique (ce qui doit être une expérience magique).

unescoPadoue. Une autre pause, cette fois en Vénitie, une autre année sur la route des Balkans. En plein été le Nord de l’Italie peut être encore plus chaud que le Sud, et clairement c’était le cas ici, nous étions quasi seuls en pleine journée dans les rues écrasées de soleil. Nous avons néanmoins pu faire un tour sympa, jusqu’à l’incontournable Piazza delle Erbe aux dimensions impressionnantes. Ses palazzi de la Renaissance sont magnifiques. Mais vos yeux seront immanquablement attirés par la Tour de l’Horloge. Datant du 14ème siècle, elle affiche la théorie astronomique ancienne qui place la Terre au centre de l’univers. Pas rigolo mais à savoir si cela vous dérange : Padoue, située dans une cuvette et entourée d’industries a l’air le plus pollué d’Italie et l’un des pires d’Europe.

unescoVenise était notre premier voyage ensemble en… février 2004 ! Nous n’avions même pas d’appareil numérique à l’époque, donc pas de photos à vous montrer, et du coup peu de souvenirs précis de ce que nous avions vu, hormis les grands classiques comme le Palais des Doges ou la Piazza San Marco. Pas de tour de gondole vu les tarifs déjà prohibitifs à l’époque, mais plusieurs jours à déambuler dans les ruelles ou sur les canaux avec le vaporetto. Nous y étions en plein Carnaval, entourés de costumes merveilleux, dans une ambiance extraordinaire !

unescoPise. Cet arrêt constituait une étape sur la route du retour des Pouilles. Nous étions le 15 août – le fameux Ferragosto qui est le jour le plus touristique du pays. Nous avons pu nous garer tout près du centre et en pleine chaleur il n’y avait finalement pas tant de monde que ça pour découvrir en quelques heures la fameuse Place des Miracles. Car non, Pise ne saurait se résumer à sa tour. Sitôt l’enceinte passée, on a en effet une vue à couper le souffle, avec une enfilade de monuments tous plus imposants les uns que les autres, datant du 14ème siècle. On a dans l’ordre : le baptistère et son toit qui irradie, la cathédrale majestueuse qui reste une des plus grandes d’Europe, et bien sûr au fond, la facétieuse tour penchée qui semble nous saluer. Tous ces monuments peuvent se visiter sans réservation et pour un tarif accessible, mais si comme nous vous n’avez pas trop de temps et/ou des enfants qui préfèrent le grand air, il y a déjà largement de quoi s’émerveiller depuis le parvis très agréable.

 

Les Pouilles

Nous y avons passé une grosse semaine, en arrivant à Bari depuis Dubrovnik avec le ferry Jadrolinja, très confortable et pratique – mais pas donné. Nous avons scindé nos visites en 2 : d’abord le Sud, appelé Salento, donc le le talon de la botte, depuis un village près de Nardo. Ensuite le Nord des Pouilles, soit l’endroit le plus touristique et cher. Nous nous sommes basés à Fasano – à partir de là nous étions en quelques kilomètres/minutes dans les villages les plus célèbres. Pour la suite de l’article nous présenterons les villes du nord-est au sud-ouest, comme si les villes s’enchainaient. 

Bari. La capitale des Pouilles est forcément sur le passage des visiteurs. Pour nous c’était le port d’arrivée en ferry. Nous y avons accosté au petit matin. Notre visite de quelques heures a consisté en un petit-déjeuner et une découverte – un peu fatiguée – du centre. En quelques minutes nous étions plongés dans l’Italie du Sud comme on l’imagine : des ruelles où ne transitent que des mobylettes, du linge étendu aux fenêtres, des autels à chaque coin de rue, des édifices historiques un peu partout qui font partie intégrante du paysage et de la vie quotidienne. A ne pas manquer lors de votre balade : la Basilique Saint-Nicolas, la cathédrale et la Piazza del Ferrarese, coeur de la ville.

unescoAlberobello. Le clou de tout voyage dans les Pouilles. Ce village classé à l’UNESCO est connu à travers le monde pour ses trulli, ses maisons blanches en pierres avec un toit conique gris. Ici, dans les quartiers centraux de Rione Monti, plus grand et plus ancien, et d’Aia Piccola sur la colline d’en face, il y en a des centaines. L’endroit est on ne peut plus fréquenté, alors pour en profiter au maximum nous sommes arrivés à 8H30, bien avant les cars de touristes et même avant l’ouverture des magasins qui se sont installés dans la plupart des trulli. C’était royal et nous vous conseillons vraiment d’en faire autant : nous avions les ruelles et les belles maisons pour nous seuls ! Peu de choses à faire à part déambuler dans les rues, voir ici une église en trulli, là un belvédère pour embrasser une vue incroyable. Les filles couraient d’une « maison de lutin » à une autre. Bref : un incontournable qui n’en est pas moins charmant !

Locorotondo. Une petite ville tout en hauteur et en rond (d’où son nom), facile à visiter à quelques minutes en voiture d’Alberobello. Dans la campagne environnante on voit qu’il y a beaucoup de trulli isolés, parfois abandonnés, parfois servant de base à une habitation moderne – les Italiens sont très imaginatifs en architecture ! Mais dans le centre-ville on est plutôt sur de hautes maisons blanchies à la chaux, serrées pour tenter de créer un peu d’ombre dans l’été étouffant.  Ici la ville est tout sauf un musée, mais les habitants rivalisent d’idées pour embellir leur demeure, que ce soit par de petits bibelots ou des tonnes de fleurs. D’agréables restaurants pas trop fréquentés colonisent des ruelles charmantes, la dolce vita en somme ! 

 

Polignano a Mare. Sa plage, au pied du pic rocheux où s’est lové le village balnéaire, est sans conteste l’une des images qui vient spontanément quand on pense aux Pouilles. Alors oui, en plein août il y a beaucoup beaucoup de monde, même en pleine journée, et nous n’y sommes pas restés très longtemps. Une fois admirée la plage bondée donc – mais très photogénique, nous sommes comme tout le monde entrés dans la vieille ville via la Porta Vecchia, puis nous sommes frayés un chemin jusqu’aux belvédères. De nombreux tours en bateau sont proposés pour aller voir les grottes littéralement situées sous le ville, on a passé notre tour. Quelques kilomètres au Nord et un peu moins courus se trouvent un petit port et une charmante plage au pied de l’abbazia San Vito. De quoi passer quelques heures plus au calme qu’en pleine ville qui peut être vite fatigante.

A quelques kilomètres plus au sud, toujours sur la côte adriatique, se trouve la magnifique ville de Monopoli. Quand on pense aux nombres de curiosités et beautés sur une si petite superficie quand même ! Monopoli donc : nous y étions une fin d’après-midi – début de soirée. Coup de coeur pour cette ville, grouillante en son centre, mais plus calme et contemplative en son bord de mer. Il y a de quoi marcher et admirer, depuis le château de Charles Quint au magnifique Porto Antico avec ses bateaux de pêche bleus se détachant sur les édifices blancs. Il suffit de se laisser porter le long du Lungomare Santa Maria, un sentier qui longe les remparts. Quand on franchit celles-ci, le soir la ville est très vivante avec de nombreux restaurants et bars, sur et autour de la Piazza Giuseppe Garibaldi. A voir autant en journée que le soir, pour profiter de toutes les illuminations. 

Ostuni la cité blanche est peut-être la ville qui nous a le moins charmés. Il faut dire qu’en soirée il y a beaucoup de monde dans les rues pentues, et il faut encore laisser de la place aux encombrantes voiturettes électriques que nous n’avons heureusement vues qu’ici. Par ailleurs la co-cathédrale Santa Maria du Assunta, du 15ème siècle, fait pour longtemps l’objet de lourds travaux, donc nous n’avons pas pu profiter de ce qui est censé être le clou de l’ascension de la vieille ville. L’Arco scoppa au sommet de la colline est lui colonisé par les cafés. Les rues autour sont agréables mais comme partout ailleurs en fait.

Lecce. Un gros morceau, un incontournable qui mérite plusieurs heures de visite, un plan, un guide avec des explications tant les richesses sont nombreuses. C’est la capitale de la région du Salento, tout au sud des Pouilles. La pierre de Lecce, dans laquelle sont faits tous les édifices du centre très homogène, est singulière et donne son identité à la ville. Cette pierre calcaire blonde et souple est facile à sculpter et a permis de nombreuses fantaisies architecturales.  Citons en tout premier la Basilica Santa Croce et sa façade incroyable. Il faut prendre le temps de regarder les ornements amusants ou inquiétants laissés par les sculpteurs du 16ème siècle – tout est magnifiquement préservé et semble étonnamment moderne. La basilique peut se visiter grâce à un billet combiné  avec plusieurs autres églises, qui offrent de l’ombre et du frais en pleine journée. La plupart des palazzi sont privés mais certains ouvrent pour des visites, il faut un peu fouiner pour entrer dans l’un d’eux.  Le coeur de la ville est la Piazza Duomo, fermée par plusieurs monuments dont la cathédrale et son campanile de 70 mètres. La Porta Napoli, arc de triomphe construit en l’honneur de Charles Quint fait aussi son petit effet. Citons aussi, d’une autre époque, le théâtre et l’amphithéâtre romains. Lors de notre venue des travaux importants étaient entrepris sur les remparts, à suivre sur ce que cela impliquera en terme d’accessibilité et de nouveautés.

Depuis Lecce, la côte adriatique devient de plus en plus sauvage et faite de falaises et de criques. Pour faire un plouf sympa on conseille par exemple la piscine naturelle Marina Serra.

Santa Marta di Leuca. Le bout du talon de la botte !  La corniche adriatique arrive tout naturellement à ce village du bout du monde, et à son immense phare blanc. D’ici on voit à gauche l’Adriatique, à droite la mer Ionienne avec en contre-bas un petit port. Par beau temps la ligne du partage des eaux se distingue clairement. Le chemin continue en remontant cette fois la côte ionienne qui est cette fois une enfilade de belles plages de sable et d’eaux cristallines. C’est ici qu’on peut trouver les fameuses Maldives du Salento. La mer est très belle mais ne vous attendez surtout pas à être seuls sur la plage ! Ca vaut quand même le coup de s’arrêter sur l’une d’entre elles, si possible en fin d’après-midi pour mieux en profiter. On vous recommande par exemple Torre San Giovanni, son grand parking et ses enfilades de spiagga libera, plages libres (pas de transat à payer).

Gallipoli. Nous y sommes allés pour le coucher de soleil, et comme nous sommes ici plein ouest, le spectacle était grandiose. La ville en elle-même se visite assez rapidement. Quelques rues seulement dans le coeur historique situé sur une presqu’île, parsemées d’églises dont les plus belles et colorées appartiennent à des confréries de pêcheurs. Mais l’ambiance en bord de mer en soirée, sur la plage située en plein dans la ville, est des plus agréable. 

Trani. Notre dernier arrêt au nord des Pouilles, juste avant de reprendre l’autoroute pour Rome. Nous voulions voir la fameuse cathédrale datant du 12ème siècle et magnifiquement conservée. On entre par la crypte, où reposent les reliques de Saint Nicolas le Pélerin, avant de voir l’église en elle-même. L’intérieur est impressionnant – voire vaguement inquiétant – mais c’est surtout  sa silhouette massive et dorée qui se détache de la mer bleue qui marque. Une jetée à ses pieds permet aux courageux de se baigner dans le petit port. C’est là que nous avons pique-niqué d’arancini pour nos derniers instants en Italie du Sud. Honnêtement on aurait pu ajouter une semaine supplémentaire qu’on n’aurait encore pas tout vu de cette foisonnante région des Pouilles ! 

La prochaine fois : il reste tant à voir ! Disons Florence pour un long week-end ?

Un peu de musique en regardant les photos ? Il mio canto libero, tube de l’année 1972 du grand chanteur Lucio Battisti.

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