Drapeau_Tunisie Tunisie

Carte_TunisieEn bref

Office du tourisme
Patrimoine Unesco
Les conseils de France diplomatie
Quand y aller
Budget moyen : 28€/jour/personne
Langues : arabe, français couramment pratiqué
Nombre d’habitants : 11 millions (2014)

 
 
 
 
 
 

Carnet de voyage en Tunisie

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : 1 semaine en janvier 2013 dans le Nord, 1 semaine en janvier 2014 dans le Sud

Conditions : Location d’un véhicule, hôtels réservés sur le net ou choisis sur place.

Ce qu’on attendait de la destination : Amandine connaissait déjà bien le pays pour y être allée plusieurs fois avec ses parents étant petite. Rida ne connaissait pas du tout et avait spontanément plus envie/habitude d’aller au Maroc. La révolution nous a particulièrement incités à y aller : pour voir comment évoluait le pays dans cette reconstruction politique et pour le soutenir à un moment où les touristes le boudaient.

Bilan : Ce si petit pays a tellement de richesses à faire découvrir ! On ne comprendra décidément jamais les gens qui se collent dans un club 3 étoiles à Hammamet… La Tunisie est le seul pays où la transition entre le régime autocratique et un régime démocratique est en train de réussir et cela est fascinant. Alors que c’était impensable il y a quelques années, les gens vous parlent volontiers de la situation politique du pays, des débats enflammés occupent les ondes radio… Bien sûr tout est loin d’être réglé et le tourisme pâtit désormais de la peur que d’autres attentats se produisent après celui du Bardo. Nous ne pouvons que conseiller de surmonter cette crainte. Le patrimoine est superbement conservé et mis en valeur, qu’il s’agisse de musées très modernes ou de belles demeures familiales. Les Tunisiens, par ailleurs très accueillants, aiment leur pays et savent le faire aimer !

Nos conseils : La Tunisie est coincée entre l’Algérie avec qui les relations sont très tendues et la Libye qui se délite chaque jour davantage, et cela n’est pas sans conséquences. Certains foyers de tension existent aux frontières, et certaines zones doivent être évitées. Depuis la révolution, les soubresauts politiques sont bien réels et réguliers, et il est conseillé de se tenir à l’écart des manifestations ou des meetings politiques. Ceci étant dit, nous ne nous sommes à aucun moment sentis mal à l’aise dans le sud du pays, et avons pu seuls visiter les ksour sans aucun soucis. Hors saison, pas la peine de réserver à l’avance, vous pourrez au contraire comparer et marchander sur place. La location d’une voiture ne pose pas de souci majeur, la conduite s’est considérablement améliorée ces dernières années.

Où nous sommes allés :

Tunis. Les principaux points d’intérêt sont accessibles à pied où en « métro » (qui est en fait un tramway). Nous avons chaque fois résidé sur l’avenue Habib Bourguiba, l’artère phare de la ville, beaucoup moins chère que les Champs Elysées, rassurez-vous ! En 2013, elle était remplie de militaires et les ambassades étaient largement entourées de barbelés. En 2014, pour l’anniversaire de la révolution et comme la situation était moins tendue, elle était couverte de drapeaux tunisiens, tout comme la tour de l’horloge à son extrémité.

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unescoLa médina regorge de richesses, dans ce qu’elle offre à voir comme dans ce qu’elle dissimule tout au fond de petites ruelles. Prévoyez de passer plusieurs heures pour arpenter le souk (mention spéciale pour les échoppes de parfumerie et les décorations de mariage), les belles mosquées et medersa (au moins de l’extérieur car interdits aux non-musulmans).

 
 
Ne surtout pas rater le magnifique Musée archéologique du Bardo, où l’on peut admirer les belles mosaïques de Carthage notamment. On met de petits chaussons pour ne rien abîmer, on suit la superbe scénographie du lieu, on admire les pièces uniques, présentées avec talent et passion. Une très grande réussite ! [Ayant gardé un excellent souvenir de ce lieu, nous avons été extrêmement choqués de l’attentat de mars 2015. Le musée a rouvert rapidement. Y retourner c’est saluer la mémoire des victimes tout en soutenant le gouvernement dans son combat contre le terrorisme]

Sidi Bou Said. Extrêmement touristique, on a l’impression de connaître le village avec ses maisons bleues et blanches avant même d’y mettre les pieds. Mais si comme nous vous avez la chance de le découvrir hors saison et d’y passer la nuit, vous découvrirez un tout autre site. Sur les flancs du djebel Manar (oui, ça grimpe) s’accrochent quelques rues et ruelles qu’il est bon d’arpenter sous une lumière toujours changeante. Il y a peu d’hôtels à l’intérieur de la ville, les bâtisses bleues et blanches sont encore habitées par des familles. Levez la tête, sentez les odeurs de cuisine, essayez de deviner la vie derrière les moucharabieh ! A l’entrée de la rue principale, ne ratez pas le dar El Annabi belle demeure de style arabo-musulman du 18ème siècle. On peut visiter à sa guise cette maison familiale où ont été conservés les meubles et objets d’époque. Autre belle découverte, le centre des musiques modernes et méditerranéennes. Il jouit d’une superbe localisation sur une falaise en bord de mer. L’intérieur du début du 20ème siècle a été magnifiquement conservé. Le principal intérêt – comme son nom l’indique – est la collection des instruments de musiques locaux, souvent réalisés avec les moyens du bord, en l’occurrence avec des carcasses d’animaux.

a_vous_belle_photoA vous les belles photos ! Ce sera surtout en hors saison, si vous voulez éviter les hordes de touristes sur vos clichés. Il suffit d’un rayon de soleil et de quelques pas dans la rue pour capter l’âme de la cité : un chat qui paresse à l’ombre d’un oranger, les magnifiques portes bleues et blanches, la mer depuis le Café des Délices, les vendeurs de jasmin…

unescoCarthage. Classée Patrimoine Mondiale de l’UNESCO, mais ne vous attendez pas pour autant à des ruines époustouflantes. Ce qui est relevé est surtout l’histoire du lieu et l’étendue des vestiges. Le Carthage punique était en effet au 4ème siècle avant J-C une capitale incontournable, avant d’être occupée par les Romains. Nous avons donc vu les ruines de la période punique (nécropole et ports) et celles de la période romaine (thermes d’Antonin avec les belles mosaïques).

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unescoKairouan. Attention les filles, plus que jamais on évite ici les tenues trop légères ! Kairouan est en effet la première ville sainte du Maghreb. Même si elle est très touristique, il y règne une atmosphère pieuse qu’il faut respecter. La grande mosquée charme par ses proportions, sa cour aérée et son minaret carré. Comme souvent, seuls les musulmans peuvent entrer dans la salle de prière. Une fois encore nous étions tout seuls pour cette visite. De belles zaouïa à voir dans les rues alentour, mais aussi le Dar Hassine Allani : comme dans d’autres villes, une famille a conservé les pièces, meubles et objets qui permettent de s’imaginer la vie dans une demeure bourgeoise de la Tunisie d’il y a plusieurs décennies. A noter que Kairouan est réputée pour ses tapis, auxquels vous ne pourrez pas échapper en vous promenant dans la médina et le souk.

unescoSousse. La troisième ville du pays abrite l’une des médinas les plus intéressantes, entourée de remparts. Nous y avons visité la grande mosquée (la seule du pays sans minaret), le ribat (forteresse d’où on a de très belles vues sur les alentours), et le Dar Essid (maison traditionnelle du 17ème siècle conservée par ses propriétaires). Un peu excentré, le musée archéologique est incontournable, et d’un niveau au moins aussi élevé que le Bardo de Tunis. Il est situé dans la kasbah, qui date du 9ème siècle. Là encore la scénographie est sublime et les mosaïques sont parfaitement mises en valeur. Le reste de la ville est moins pittoresque mais offre de nombreuses activités, notamment en bord de mer. Hors saison, n’hésitez pas à discuter les prix des grands hôtels.

MahdiaDSCF4438. A quelques encablures de Sousse, les plages y sont encore plus belles. Comme nous y sommes allés en janvier, pour se baigner c’était moyen, mais nous avons néanmoins profité pendant plusieurs jours de cette douce ambiance de cette ville à taille humaine. Nous avons résidé en dehors du centre-ville dans un bel hôtel spa où nous avons pu discuter le prix des soins. Attention à le circulation en voiture en ville qui est assez compliquée en raison de la géographie du lieu : Mahdia est construite sur une presqu’île. On ne se lasse pas des promenades dans la petite médina ou au bout de la presqu’île, le Cap Afrique. Le Borj el-Kébir (la forteresse), le cimetière marin et l’ancien port offrent de superbes points de vue sur une mer d’huile.
Zarzis. Il n’y pas de grand intérêt à part les belles plages, occupées par des hôtels. Nous n’y avons fait qu’une courte étape avant d’aller plus loin dans le sud. En parcourant les alentours de la ville, nous sommes tombés presque par hasard sur un salar, ici appelé sebkha. Rien de plus qu’une belle étendue de sel, de très belles couleurs et l’occasion de faire des photos sympas sur cette étendue immaculée.

Tataouine. Le Quai d’Orsay classait cette région en vigilance orange en janvier 2014, en raison de sa proximité avec la frontière libyenne. Nous avons bien vu sur le bord de la route des trafics en tous genres (surtout de l’essence), mais pas de quoi se sentir en danger. Au contraire, nous avons eu une paix royale pour visiter les ksour du sud. Un ksar (singulier de ksour) est un ensemble de greniers et d’habitations fortifiés. Il peut prendre des tailles et formes différentes suivant le lieu et l’utilisation. Ainsi, même si tous les ksour se ressemblent à première vue, chacun a son histoire et son environnement qui en font un lieu unique. A noter que tous ces lieux sont en accès libre, du plus touristique au plus isolé, et pourtant absolument aucune dégradation (humaine) n’est à déplorer. Sur deux journées en voiture, on peut réaliser une belle boucle qui permet de voir les étapes suivantes :

  • Ksar el Ferech
  • Ksar Joumaa, où nous avons fait le plus sympa des pique-niques avec une vue magnifique
  • Ksar Hallouf où le gardien vient vous ouvrir et expliquer la vue de la cité contre quelques dinars
  • Ksar-Haddada, où ont été tournées des scènes de Star Wars
  • Ghomrassen de taille réduite mais avec des ghorfas magnifiquement restaurées
  • Guermessa, très beau site réparti sur deux collines, il était en cours de restauration lors de notre venue.
  • Chénini a la particularité d’être encore habité par des familles modestes qui s’en sortent (un peu) grâce au tourisme. Le village date du 16ème siècle, et est là encore construit à flanc de colline.
  • Douiret est également bâti sur une colline, qui donne une très belle et étonnante vue sur une plaine où dominent quelques pitons rocheux qui ne sont pas sans évoquer (toutes proportions gardées) l’Ouest américain.

a_vous_miamA vous le miam ! : Tataouine est la capitale des cornes de gazelle, ces gâteaux blancs aux amandes, qui laissent du sucre sur les doigts et collent aux dents. Partout en ville on voit des montagnes de gâteaux, achetés ici pour être dégustés dans tout le pays. Comptez environ 50 centimes d’euros pour un gâteau, testez plusieurs établissements pour choisir votre préféré !

Djerba. Nous avons choisi de finir notre séjour ici, dans un hôtel spa confortable. Nous sommes néanmoins partis à la découverte de l’île qui ne peut se réduire aux belles plages occupées par les hôtels clubs. La nature est rude quand on quitte les côtes (il n’y a aucune source d’eau douce dans l’île) mais les villes et villages de la campagne ont leur intérêt. Nous avons ainsi vu le petit musée de Guellala, le souk et la médina de Houmt-Souk, la ville principale de l’île. Djerba abrite un important lieu de pèlerinage juif, dans la ville de la Ghriba. Nous avons eu des difficultés pour trouver la synagogue dans les ruelles, et nous pensons donc qu’elle était fermée. Et vu qu’on parle de religion, précisons qu’on trouve à Djerba des ibadites (une branche de l’islam différente du sunnisme et du chiisme, et que l’on retrouve notamment à Oman).

La prochaine fois : Nous souhaiterions pousser plus à l’intérieur du désert et voir notamment la plus belle oasis du pays, Tozeur.

Un peu de musique en regardant les photos ? Sidi Mansour de Saber_Rebaï.

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