La chaleur de la Patagonie

Quitte à faire dans le mythique, allons-y à fond ! Nous prévoyons donc 8 jours en Patagonie exclusivement chilienne (pour des raisons logistiques et pratiques, l’Argentine attendra une prochaine fois…)

DSC05967 (2)Nous arrivons à Punta Arenas, une des villes les plus méridionales du pays, au bord du détroit de Magellan. Cette zone rattachée au Chili en 1843 a pendant des décennies été colonisée par des Européens de tous horizons, des Allemands, quelques Français et surtout beaucoup de Croates (eh oui). Il faut en avoir du caractère pour supporter cet isolement, le froid qui s’abat presque toute l’année sur ces fjords et des vents épouvantables (on n’est pas très loin de la Terre de Feu et des 40èmes rugissant du Cap Horn). Le vent justement, il nous cueille dès la sortie de l’aéroport, nous oblige à nous courber dans la rue et à tenir fermement le volant de la voiture de location. Au début on trouve ça drôle, jusqu’à ce qu’on constate que nos sorties et excursions prévues lors des 3 premiers jours à Punta Arenas mais aussi à Puerto Natales 200 km plus au Nord sont annulées en raison du mauvais temps ! Aïe…

Allez, on arrête là le suspens. Au prix de changements constants de planning et de dernières journées bien fatigantes, on parvient quand même à faire ce qui est prévu !

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DSC05594Nous passons 3 jours au parc Torres del Paine, dont une nuit en refuge (50$ la place en dortoir, grosse arnaque mais pas le choix…) où nous faisons d’abord des treks courts. Nous voyons en toute liberté pas mal de guanacos (le camélidé local), beaucoup d’oiseaux (que nous ne savons pas identifier…) et quelques nandus (une sorte d’autruche). Le sentier de los Cuernos nous emmène à un panorama magnifique sur l’une des nombreuses lagunes du parc. On se dit qu’on a bien de la chance d’être ici. Le lendemain, c’est l’apothéose. C’est sous un ciel bleu comme la Patagonie en connaît peu que nous entamons un trek de 18km et 7 heures, une branche du W, le fameux parcours. Nous arrivons à l’heure du pique-nique devant les célèbres Torres et leur belle lagune, magique ! Le 3ème jour au parc nous fait découvrir le glacier Grey (excursion avec Lago Grey). C’est sur une superbe plage au bord de laquelle flottent des icebergs que nous embarquons. Au bout d’1h30 de navigation sur le lac, on longe le magnifique glacier et son blanc/bleu immaculé. Magnifique mais en danger puisqu’en raison du changement climatique, il recule de près de 100 mètres par an !

DSC05930Comme les glaciers nous plaisent bien, on part dès le lendemain en voir deux autres, cette fois dans le parc Bernard O’Higgins (excursion avec Agunsa). La navigation se fait cette fois entre les fjords et la baie de l’Ultima Esperanza. On voit d’abord le glacier Balmaceda, qui touchait encore la mer il y a 50 ans et qui recule toujours plus… Puis on marche vers le glacier Serrano qui paraît en meilleure forme et offre une étonnante symphonie de couleurs et de formes.

Le dernier jour nous permet de faire une sortie qui nous tenait beaucoup à cœur mais avait été annulée deux fois en raison du temps : la rencontre avec les pingouins de Magellan (excursion avec Solo Expediciones). C’est sur l’île de Magdalena que nous les voyons. Il y en a d’habitude plusieurs dizaines de milliers ici, mais nous sommes un peu tôt dans la saison et en pleine nidification. Nous en voyons beaucoup moins mais cela suffit à notre bonheur : c’est tellement amusant de les voir se dandiner, tourner la tête dans tous les sens, parfois tomber. Nous voyons aussi l’île Marta avec plein de lions de mer dont certains bons morceaux !

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C’est sur cette note que nous quittons la Patagonie, son froid mais aussi la chaleur et le charme que ses paysages comme ses habitants savent lui insuffler. Ici comme partout au Chili et peut-être même plus, nous avons été extrêmement bien reçus, renseignés, aidés. Ah oui et cerise sur le gâteau, on a pu alterner pour la nourriture entre recettes à base de poissons (le Chili est le 2ème producteur de saumons d’élevage après la Norvège) et l’excellent cordero patagon, une viande de mouton qui fond littéralement dans la bouche… Quand on vous dit qu’il y a de quoi se réchauffer le cœur ici !

Vous pensez bien, on a fait des centaines de photos pendant cette semaine riche en émotions. On vous a fait un album ici, sur notre page Facebook.

1 réflexion sur « La chaleur de la Patagonie »

  1. Ferrandiz Claude

    Avez-vous salué notre ami le mylodon à Puerto Natales?
    Dommage! La Patagonie argentine, c’est pas mal non plus.

    Répondre

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