Un long week-end à Bruges

Une première en Belgique – eh oui ! Et plus précisément en Flandre, cette région au centre de l’Europe au riche passé. Nous avons choisi d’y aller mi-novembre, ce qui s’est révélé un bon choix. Il ne faisait pas encore trop froid, les couleurs d’automne étaient encore présentes et les prix ne s’étaient pas encore envolés (le marché de Noël n’ayant pas encore débuté). A noter que pour une fois nous avons laissé petite Elina au chaud.

  

Voici notre top 10 sur un long week-end de 3 nuits :

  

1. Découvrir la ville en 3D

Faire un tour à l’Historium, sis sur la place principe de la ville, le Markt, est une très bonne introduction à un séjour dans la ville – ce fut d’ailleurs notre première activité sur place. On visite d’abord une sorte de musée interactif bâti autour de l’histoire du peintre primitif flamand Jan Von Eyck. On y apprend pas mal de choses et il est possible de faire une pause photo sur le balcon surplombant la très belle place. Mais ce qui fait LA différence avec tout autre musée est une immersion 3D de presque 10 minutes. Chacun assis dans un petit box revêt un casque qui permet de se plonger dans le Bruges du 15ème siècle, au temps de la splendeur de la ville. On la parcourt dans une barque, en découvrant les monuments emblématiques dont la plupart existe encore. On peut tourner la tête de tous les côtés, on peut même interagir avec nos mains, la reconstitution est aussi belle que didactique – une très belle réussite !

 

2. Flâner dans le centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il y a tellement de patrimoine à découvrir ! Munissez-vous d’un plan touristique et d’un bon guide pour décoder ce qui vous entoure, ici la première bourse d’Europe, là les anciennes guildes professionnelles. Deux places sont les points névralgiques du centre : la place de la Mairie (on peut la visiter) qui abrite l’étonnante basilique du Saint-Sang et la place du marché où se trouve le beffroi mais aussi l’historium dont nous parlions plus haut. De part et d’autres des canaux, on trouve de nombreux édifices religieux comme la belle cathédrale Saint-Sauveur et des lieux chargés d’Histoire, comme l’hôpital Saint Jean dont on peut encore visiter une grande partie. Le quartier Saine Anne se trouve à l’est du centre, toujours à l’intérieur des remparts. Il y a beaucoup moins de touristes mais toujours d’aussi belles demeures historiques autour des canaux. Il y a également moins de boutiques et plus de vie quotidienne, c’est donc une autre image de Bruges, également intéressante. Nous y avons visité le domaine Adornes, appartenant à une riche famille de marchands d’origine gênoise. Dans le petit musée on en apprend plus sur la société brugeoise du 15ème siècle, les rapportes de force, les relations sociales. La visite se termine par la chapelle de Jérusalem qui appartient à la famille et s’inspire en toute modestie de l’Église du Saint Sépulcre. Emouvant. Encore une fois, nous avons eu l’impression de nous plonger dans un monde et une époque cruciale dans le développement du vieux continent.

 

3. Se reposer au béguinage.

Un peu plus au sud du coeur historique se trouve une ville dans la ville, que nous avons eu la chance de découvrir dans le plus grand calme. Il faut dire que les lieux et l’ambiance générale s’y prêtent. Un béguinage est une communauté de femmes pieuses (souvent des veuves, les béguines), propre à la Flandre du Moyen-Age. Aujourd’hui, ce sont des sœurs bénédictines françaises qui y vivent, dans des maisonnettes aux murs blanchis à la chaux, près d’une église dépouillée datant du 13ème siècle. Le jardin de peupliers au beau milieu du béguinage lui donne un charme certain. Promenade apaisante et incontournable.

 

4. Faire un tour de bateau sur les canaux

Un grand classique ! Ne vous prenez pas la tête, il n’y a que 5 embarcadères proches les uns des autres, avec une balade et un tarif uniques. Le tour dure une grosse trentaine de minutes et permet de voir autrement les canaux qui font la réputation de la Venise du Nord, dont le plus fameux le Quai du rosaire avec ses ponts en pierre si photogéniques. On a particulièrement aimé les petits canaux non accessibles autrement, qui font découvrir des jardins à fleurs d’eau ou encore la placide faune aquatique. Un conseil hors été : couvrez-vous bien, il fait caillant comme on dit !

 

5. Monter en haut du beffroi

Pendant votre séjour, vous passerez des dizaines de fois devant et son sommet vous guidera dans le dédale des ruelles, il est donc bien normal d’aller lui rendre une petite visite. Alors courage ! Il vous faudra d’abord un peu de patience pour arriver au guichet d’entrée, le nombre de visiteurs dans la tour étant limité. Puis il faudra monter 366 marches pour arriver en haut de la tour de près de 100 mètres et avoir une vue à 360 degrés sur les toits de la ville. On aperçoit même vers le Nord les éoliennes de Zeebruges et la mer du Nord. Dans les salles qui jalonnent la montée, on peut admirer le carillon et son mécanisme multi-centenaire ou en apprendre plus sur le rôle des beffrois, si emblématiques des grandes villes du Moyen-Age. Celui-ci date du 13ème siècle et est inscrit comme plusieurs autres du nord et de la France et de Belgique au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

6. Visiter des musées sympas

Alors bien sûr il y a des musées sérieux, comme le musée du diamant ou le musée Groeninge sur les peintres primitifs flamands . Mais nous avons décidé d’en visiter deux originaux. Le musée du chocolat appelé « Choco story » permet de tout apprendre sur le chocolat. Des origines mayas du cacao aux procédés de fabrication du chocolat en passant par son importance sociale et les spécificités belges.Tout au long du parcours vous pourrez par ailleurs goûter sans modération. Et à la fin une séquence démonstration-dégustation finira de remplir le ventre des plus gourmands. Encore plus drôle – et unique au monde – un musée de la frite ! Et franchement on a adoré, même sans dégustation. Le musée est installé dans une église désacralisée et vous conduit sur 3 étages dans l’histoire de la pomme de terre et de la frite. Accessoires en tout genre, théories sur l’huile à utiliser, reconstitution d’une frituur, il y a de quoi voir ! Au-delà des commentaires qui ne se prennent pas au sérieux comme savent si bien le faire les Belges, on a appris beaucoup de choses !

 

7. Se régaler

Comme nous y étions en hiver, il a bien fallu prendre des forces à coups de sucre et de gras ! Les chocolatiers sont partout, comme une évidence. Les marchands de gaufres aussi, que ce soit dans des chaînes comme Chez Albert ou dans des camions aménagés (la meilleure qu’on ait mangée, légère et croustillante à souhait, on l’a trouvée dans un camion sur la place Jan van Eyck). Niveau salé l’offre ne manque pas, avec des tarifs pas toujours attractifs et une qualité fluctuant selon la période. Hors des sentiers battus, on a bien aimé Soup rapide, sain et central, ou encore dans un autre registre, à mi-chemin entre le café et la taverne, le Stokerhuis avec ses quelques plats cuits au four et son emblématique patron. Comme on ne s’y connaît pas beaucoup, on n’élabore pas sur les bières, mais évidemment entre les brasseries, les musées et les bars découvertes, il y a largement de quoi faire en la matière !

 

8. Découvrir de superbes boutiques

C’est simple, on avait envie de tout prendre en photo ! Du chocolatier qui présente ses plus belles pièces à la petite boutique d’artisanat « dans son jus », chacune a son charme et ses attraits. Et comme nous y étions un mois avant Noël, c’était l’apothéose dans certaines spécialisées dans les décorations. L’allée piétonne allant de la place Markt à celle de l’hôtel de ville est la plus pittoresque, qui plus est à la nuit tombée. Mais la Wollestraat plus au sud est la mieux achalandée avec dans un périmètre réduit tout ce qu’il faut pour les plus pressés. Et pour ceux qui veulent passer tout leur temps dans du shopping, l’office du tourisme a sorti un petit livret avec toutes les boutiques artisanales originales classées par thème.

 

9. Prendre le train et respirer l’air marin

Une quinzaine de minutes en train et une poignée d’euros suffisent pour atteindre la mer du Nord. Les stations les plus proches sont Blankenberg et surtout Ostende, où nous avons jeté notre dévolu pour la journée. A la sortie de la gare, il suffit de longer le Quai des Pêcheurs et ses nombreux restaurants de moules-frites pour arriver à la plage (on vous conseille La Moulinière). Nous y étions par un temps radieux – ce qui n’est pas si évident en novembre – et en avons profité pour marcher jusqu’au bout de l’estacade qui offre une vue sur tout le front de mer. La promenade Albert 1er offre une foultitude de restaurants et magasins de plage. Elle se rétrécit au niveau du célèbre casino. Encore plus loin, on arrive aux galeries royales, certes un peu décrépies. Construites au début du 20ème siècle dans un style néoclassique elles servaient à relier la ville de la famille royal à l’hippodrome 400 mètres plus loin. Aujourd’hui elles servent surtout de lieu d’exposition, et de protection contre le soleil belge 🙂

 

10. Tester le cuistax

A Ostende toujours, spécialité locale pour découvrir le front de mer qui s’étend sur plusieurs kilomètres. Au fait, qu’est-ce que c’est un cuistax ? Ben c’est comme une rosalie de l’autre côté de la frontière ! Vous ne voyez toujours pas ? Allez, une photo vaut mieux que 1’000 mots !

Et pour finir voici une petite galerie d’images :

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