Pérou : bilan et conseils pratiques

PerouBilan Pérou

26 jours
3300 km parcourus (dont 4 nuits en car)

 
 
 
 
 
 
 

Repas :

Moyens et peu variés. C’est surtout sur la côte dès notre arrivée qu’on a bien mangé, notamment le fameux ceviche, plat de poisson cru macéré dans du citron.
Plus on allait vers le sud, donc vers les zones très touristiques, moins les plats étaient recherchés. Pour 10-15NS nous était toujours proposé un menù turistico avec invariablement une soupe (souvent pas mal) puis une viande accompagnée de riz et frites (finie la salade de l’Equateur). Pain très décevant, plat et sans mie. L’original est à trouver du côté des boissons. Citons l’Inka cola, boisson nationale au goût de chewing gum, que tout le monde boit mais qu’on n’a pas aimé. Et la chicha morada, boisson faite à base de jus de maïs violet, souvent servie chaude, qu’on n’a pas aimée non plus… C’est en altitude qu’on a commencé à boire le mate de coca, décoction de feuilles de coca qui aide à combattre l’altitude. Pour le coup Amandine aime beaucoup.

 

Hébergement :

Plutôt bien. Pour 90-100 NS on a toujours eu wifi, eau chaude et petit-déjeuner. Pour le chauffage c’est autre chose… Parfois un petit électrique d’appoint, parfois rien et on a alors très froid avec des températures qui frôlent le zéro la nuit dans les Andes. L’accueil a toujours été très prévenant.

 

Transport :

Les distances ne sont pas forcément énormes, mais les routes sont en mauvais état donc les trajets très longs. On a ainsi passé 4 nuits dans le bus. On s’attendait à bien pire ! Nous avons testé plusieurs compagnies de bus, aussi bien fréquentées par les locaux que par les touristes. Toutes ont été ponctuelles et sûres. Certaines présentaient même un super service, avec siège cama (comme un lit), couverture, repas chaud, wifi… Une bonne surprise ! En ville, pas de meter dans les taxis, mais pas d’abus quand on se met d’accord à l’avance sur le prix.

 

Environnement :

Sale par rapport à l’Equateur, il y a un manque criant d’infrastructures. Les spots touristiques sont nickels mais dès qu’on sort des villes, on constate que les gens regroupent leurs déchets où ils peuvent. Nous avons en revanche moins senti la pollution qu’en Equateur.

 

Patrimoine :

Il y a tant à voir et à préserver dans le pays ! Des choix ont été faits et un net déséquilibre apparaît en faveur du sud et des sites incas. Les sites pré incas du Nord semblent délaissés alors qu’ils sont magnifiques. Les droits d’accès sont en général très chers pour les étrangers.

 

Sécurité :

Bien mieux que ce qu’on craignait et que ce qu’on avait lu un peu partout, et vu sur les chaînes péruviennes (en continu, que des reportages sur la délinquance, des bagarres, des accidents…). Contrairement à l’Equateur il y a de la vie le soir partout. Police discrète mais apparemment ça suffit.

 

Ces trucs qui nous ont étonnés :

– Le prix du Machu Picchu. Au total près de 200€ pour une visite d’une journée. Plusieurs dizaines d’euros évitables en marchant des heures et des heures pour éviter le train et le bus, choix que nous n’avons pas fait. Le service en plus ne suit pas, à l’instar de Peru Rail qui fait du surbooking pour ses trains hors de prix et a failli nous faire rater le retour à Cusco !
– Dès qu’il y a transaction financière, le vendeur prend ton billet -même d’une petite coupure-  d’un air suspicieux et l’inspecte sous toutes les coutures. Il y a certes pas mal de fausse monnaie en circulation mais pour certains cela semble être devenu un toc ! On s’est même fait refouler un billet de 50 soles par une mamie car « es rotto » ; bref il y avait un trou minuscule 🙂
– Les Péruviens sont fous de leurs toutous. Magasins spécialisés, stands dans les marchés, vêtements, joujoux… On a même assisté à Trujillo à une manif des chiens avec leurs maîtres
– Ce qui cartonne en ce moment à la TV ce sont les émissions de TV réalité un peu spéciale (18h-20h sur plusieurs chaînes). Il s’agit de groupes de jeunes qui s’affrontent en mode interville (mais beaucoup plus sexy) dans des jeux sportifs mais aussi un peu intellectuels. Sauf qu’entre chaque jeu ils racontent leur vie et leurs histoires (couples, adversité…). Dans tous les restos on peut ainsi voir « Esto es guerra » que tout le monde suit avec intérêt.
– Il y a un déséquilibre ÉNORME entre le nombre de taxis et les besoins de la population. Dans le centre d’une ville comme Chiclayo ou Arequipa, près de 9 voitures sur 10 sont des taxis (on a fait nos statistiques) dont la plupart sont vides. Résultat : en marchant 300 mètres dans la rue tu te fais klaxonner 32 fois par des taxis te proposant une course. Très chiant !
– Au pays des pommes de terre, on ne sait pas cuire les frites ! Les seules potables qu’on a eues étaient… à Mc Do !
– L’histoire des Conquistadores semble digérée, tellement digérée qu’il ne semble y avoir aucune animosité. En en apprenant chaque jour davantage sur les massacres, pillages et destructions, nous ça nous a rendu malades !
– Nous avons assisté à plusieurs défilés des écoles (en général le dimanche). Sur le modèle d’une parade militaire, devant les notables de la ville, élèves en uniforme mais aussi professeurs défilent au son de la fanfare, sous les flashs des parents tout fiers. Plutôt gratifiant on dirait.

 

Nos étapes :

– Mancora, récit, Ecolodge 5/5
– Trujillo, récit, Hotel Due 3/5
– Lima, récit, Casa de Baraybar 3/5
– Ica, récit, Villa Jazmin 5/5
– Nazca, récit, Hostel Camiluz 3/5
– Arequipa, récit, la Casa de Sillar 3/5
– Cusco, récit, hostal Kuntur Wasi 4/5
– Puno, récit, Suites Antionio’s 5/5

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