Drapeau_Nouvelle-Caledonie Nouvelle-Calédonie

Carte_Nouvelle-CaledonieEn bref

Office du tourisme
Patrimoine Unesco
Les conseils aux voyageurs (Canada)
Quand y aller
Budget moyen : 80€/jour/personne
Langue : français, langues kanak
Nombre d’habitants : 262 000 (2013)

 
 
 
 

Carnet de voyage en Nouvelle-Calédonie

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : 3 semaines en décembre 2015, dans le cadre de notre tour du monde

Conditions : Plusieurs vols intérieurs pour aller sur les îles, location d’une voiture pour découvrir la Grande Terre. Réservations des logements un mois avant en raison de la saison touristique et du faible nombre d’hébergements dans nos prix.

Ce qu’on attendait de la destination : découvrir un morceau de France « loin de France », c’était en effet notre premier séjour Outre-mer, et bien sûr faire un break plages de rêve !

Bilan : On ne s’est pas vraiment sentis en France ! D’accord il y a des routes en très bon état, le drapeau français ici ou là, mais on est très très loin de la vie en métropole. Et ce n’est pas tant en raison du climat que du rythme et de l’histoire très particulière de la Nouvelle-Calédonie. Au début nous ne nous sommes pas sentis très à l’aise ni très patients envers certains réactions ou attitudes que nous ne comprenions pas. Puis, en découvrant la culture kanak et les coutumes encore bien présentes, nous sommes peu à peu tombés sous le charme, jusqu’à un vrai coup de cœur sur l’ile des Pins.

Nos conseils : La Nouvelle-Calédonie est assez peu touristique (surtout quand on pense à ses ressources nombreuses). Il y a peu d’hébergements et de restaurants hors de Nouméa. Il faut donc anticiper : trouver un snack avant 13h car tout ferme tôt, acheter un sandwich dès l’ouverture de l’épicerie, réserver le dîner en chambre d’hôtes… Les possibilités sont variées, de l’accueil en tribu (nuit en case pour quelques milliers de francs) au plus luxueux comme le Méridien ou le Sheraton, hors de prix. La plupart du temps, le rapport qualité-prix est assez moyen, surtout au niveau du service, inexistant ou désintéressé. Il faut savoir garder patience et s’adapter au rythme.

Où nous sommes allés :

La Grande Terre. Nous avons loué une voiture pour faire (presque) le tour de la Grande Terre pendant une semaine. Nous avons découvert deux côtes et deux modes de vie très différents. Commençons par l’ouest, la côte de Nouméa. Nous avons passé une journée dans la capitale de l’île, qui ne nous a pas vraiment charmés. Très étendue, avec un centre (la Place des Cocotiers) plutôt mal fréquenté (paraît-il) dès la tombée de la nuit, elle ne donne pas envie de s’y attarder. Les touristes sont massés dans le sud, les expatriés dans des belles maisons sur les hauteurs, et les Kanaks semblent à part, en logements collectifs paupérisés. Voiture incontournable pour se déplacer (foi de personnes qui n’en avaient pas…). Une visite magnifique tout de même : le centre culturel Jean-Marie Tjibaou, qui met à l’honneur les cultures mélanésiennes. Il a été imaginé par Renzo Piano, l’architecte du centre Pompidou. En bois et en acier, il représente des cases kanak futuristes ouvertes aux vents – une vraie réussite. A l’intérieur, on peut y trouver des expositions permanentes mais surtout temporaires assez sympa. Depuis l’Anse Vata et la Baie des citrons, les plages de la ville, plusieurs sorties possibles pour quelques heures ou un week-end en bateau taxi. Si l’île aux canards est la plus proche et l’îlot Amédée le plus connu, nous avons passé Noël sur l’îlot Maître, une plage pas trop fréquentée et surtout un très beau spot de snorkeling. Beaucoup d’autres escapades possibles si l’on a pas les moyens d’aller trop loin.

DSC08408Toujours sur la Grande Terre, mais cette fois dans le Sud, le parc provincial de la Rivière Bleue est accessible facilement depuis la ville de Mont Dore. Malheureusement il a plu toute la journée lors de notre venue, mais des éclaircies nous ont permis d’admirer la terre rouge (et salissante!) du Grand Sud qui rappelle l’Afrique. De nombreuses possibilités de balades, en trek ou en navettes, des rangers accueillants, des panneaux explicatifs… une visite nature vraiment agréable.

Côte Ouest. En remontant la côte par l’ouest, on tombe d’abord sur La Foa. Petite ville agréable avec son parc municipal aux belles sculptures, plages de Ouano non loin pour assister à de magnifiques couchers de soleil. C’est aussi la porte d’entrée pour le parc des Grandes Fougères, qui n’a rien d’exceptionnel. Un peu plus nord, et voici la « grande ville » de Bourail. On est ici chez les broussards, les Caldoches, c’est-à-dire les Européens présents depuis au moins 3 générations. Aujourd’hui vivant principalement de l’élevage, ils forment une communauté à part, et perpétuent la mémoire de leurs aïeux, la plupart condamnés et déportés de la métropole à la fin du 19ème siècle. Voici un épisode de l’histoire du territoire que nous ne soupçonnions pas. C’est bien en envoyant des criminels de droit commun mais aussi des opposants politiques comme les Communards que le Caillou a été peuplé. La visite de l’ancien bagne de Fort Teremba est extrêmement intéressante. Mais Bourail, c’est aussi son lagon classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour admirer la barrière de corail, depuis la plage de Poé, rien de mieux qu’une sortie qui allie bateau à fond de verre et snorkeling sur un sentier sous-marin. Nous n’imaginions pas une telle diversité parmi les coraux : des bleus qui piquent, des violets en forme de fer à cheval, des tout mous etc… Magnifique ! Les balade comme la baie des tortues ou la plage de la Roche Percée (avec le fameux Bonhomme) sont très sympa.

Côte Est. Il suffit de prendre la route vers l’intérieur des terres, de traverser la chaîne de DSC08759montagnes du centre et de changer d’ambiance. La côte est donne l’impression d’être dans un autre pays. Ici vit une majorité de Kanaks. Comme sur les îles Loyauté, la tribu est la base de l’organisation sociale. Le rapport à l’autre est différent (par exemple tout le monde se salue sur la route). La végétation aussi est beaucoup plus exubérante (il y pleut plus qu’à l’ouest), les bananiers ont remplacé les flamboyants ; les paysages côtiers sont sublimes. Hienghène est en quelque sorte la capitale de cette région. Elle est célèbre pour la fameuse « poule pondeuse », ses cascades ou les roches noires de Linderalique. Le plus intéressant, nous l’avons découvert par hasard, en accompagnant une auto-stoppeuse jusque dans le village de Tiendanite, enfoncé dans les montagnes, en bord d’une rivière. Ce lieu est symboliquement fort pour les Kanaks à 2 titres : c’est le lieu de naissance (et d’inhumation) de Jean-Marie Tjibaou, chantre de l’indépendance kanak ; par ailleurs le village fut le théâtre de l’assassinat de 10 Kanaks en décembre 1984, par des colons ensuite retrouvés… mais acquittés. Cet épisode, comme pas mal d’autres de l’histoire de l’île (spoliations de terres, enfants retirés à leurs parents, chefs coutumiers assassinés…) ne passe pas – et on comprend facilement pourquoi.

DSC08320Iles Loyauté. Elles sont trois, Lifou, Maré et Ouvéa, et il faut absolument voir l’une d’elles pour découvrir un autre visage de la Nouvelle-Calédonie. Nous avons choisi Lifou. On est dans une configuration très spéciale là-bas, hormis le fait que ce soit le lieu de naissance de Christian Karembeu 🙂 Chaque individu appartient à un clan, qui fait partie d’une tribu dirigée par un « petit chef » coutumier, qui au sein d’un district dépend elle-même d’un « grand chef » coutumier. Les grandes cases sont les pivots autour desquels se construit chaque village. Elles ont fière allure, entourées de fleurs magnifiques ou devant la mer turquoise. Une journée en stop nous a confirmé que les gens du cru (presque uniquement des Kanak) sont très aimables et bavards. On nous a conseillé les bons spots à voir, les fêtes à ne pas rater (les kermesses et autres événements sont très fréquents). Mais le propre de Lifou c’est bien sûr les plages de rêve ! Citons la baie de Chateaubriand, située en pleine « ville » de Wé, ou encore la plage de Luengöni, plus au sud de l’île. A chaque fois nous étions seuls à profiter des eaux cristallines, Lifou recevant très peu de touristes. Quelle chance ! Il est aussi sympa de faire du snorkeling dans l’aquarium naturel de Jinek.

Ile des Pins. Ha, l’Ile des Pins ! Le casse-tête niveau organisation depuis le début ! Tous les hôtels étant remplis ou hors de prix en cette haute période touristique, et après avoir subi une annulation, nous avions réservé dans le seul gîte de l’île. Bingo, le gros lot ! A peine débarqués de l’avion (30 minutes de vol depuis Nouméa), Jacques notre hôte nous a emmené pour ce qui sera un moment marquant de notre voyage : les jeux « inter-tribus ». Pendant 3 jours, petits, grands, papas, mamans et vétérans des 8 tribus de l’île s’affrontent dans des disciplines aussi diverses que le cricket, la course en sac, la course en pirogue, les danses traditionnelles et tant d’autres. Et tout cela dans une ambiance ex-tra-or-di-nai-re !  Nous avons assisté également à la cérémonie de clôture, avec remise des trophées, défilé et discours coutumiers, là encore dans une atmosphère inoubliable. Nous n’en avons pas moins oublié de découvrir le côté – pas désagréable non plus – « carte postale » de l’Ile des Pins, à l’aide d’un scooter de location. A quelques minutes à pied de notre gîte se trouvaient les somptueuses baies de Kuto et Kanumera. Nous avons également fait une sortie en pirogue pour découvrir la baie d’Upi, puis la piscine naturelle de la baie d’Oro. Un milieu d’une crique faite de pins colonnaires magnifiques, de superbes poissons pas farouches. Bref, une certaine idée du Paradis…

La prochaine fois : une des autres îles Loyauté, Maré ou Ouvéa

Un peu de musique en regardant les photos ? Lin Chung de Tim Sameke, une chanson découverte lors des jeux inter tribus sur l’île des Pins.

 

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