Japon : bilan et conseils pratiques

carte_japon18 jours
1960 kilomètres (en train)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Repas :

Un bonheur de chaque instant. A l’instar de beaucoup de pays asiatiques, les spécialités sont nombreuses, les produits frais. On picore toute la journée, sur les marchés, dans des bouis-bouis etc… Il y a bien évidemment d’excellents sushis, mais la cuisine japonaise va au-delà de ça. Au quotidien, elle n’est d’ailleurs pas ça. Citons les nouilles (ramen, udon ou soba suivant leur composition), les yakitori (brochettes), les tempura, les viandes grillées… Petit problème : beaucoup de petits restaurants pourtant bien sympathiques sont très difficiles d’accès pour les étrangers, car il n’existe pas de carte en anglais et il n’est pas possible de communiquer avec les serveurs. Mais dans la plupart des établissements, on a au moins des reproductions en plastique des plats disponibles. Encore plus pratique et très économique : les chaînes de restauration rapide locale. On commande le repas sur une machine, on s’assoit au comptoir et on mange en 10mn chrono à côté de Japonais silencieux (et seuls…). Citons par exemple Yayoi, Nakau, Yoshinoba. Les restaurants Chifaja sont spécialisés dans le barbecue à volonté. La chaîne Hamazushi est le sushi bar le plus économique, qui remporte un franc succès.
 

Hébergement :

Le cauchemar si on ne s’y prend pas à l’avance en saison haute ou même moyenne. Difficile tant au niveau du prix que de la disponibilité  ! Quelques semaines avant d’arriver au Japon, nous avons ainsi dû tout réserver très vite tant les choix étaient restreints dans certaines villes – Kyoto notamment, a fortiori le week-end. Heureusement que la solution AirBnB était là, vraiment une très bonne option quand on veut découvrir plusieurs jours une grande ville en étant à l’aise. Sinon les business hotels offrent des chambres petites mais confortables à un tarif intéressant.
 

Transport :

Le rêve ! Se déplacer au Japon, c’est à coup sûr utiliser l’énorme réseau ferroviaire. S’il existe plusieurs compagnies la plus importante est « Japan Rail ». Avec un « Japan Rail Pass » uniquement disponible pour les étrangers (et à acheter depuis l’étranger ! non vendu au Japon), on a un accès illimité aux trains de cette compagnie. La formule est intéressante car les trajets sont assez chers. Les trains sont de différentes catégories, du train local au célèbre Shinkansen, équivalent de nos TGV. Bien sûr, ils sont en parfait état, propres et très ponctuels. Les usagers font la queue pour entrer dans le wagon ou pour monter sur l’escalator ! On n’ose imaginer leur réaction devant le fouillis généralisé de Châtelet ou La Défense…
 

Environnement :

Un bon 10/10 pour la propreté ! Chacun est très respectueux de son environnement et de l’hygiène, même si ce souci peut avoir un côté aseptisé (on pense notamment aux nombreux Japonais qui portent un masque en toutes circonstances). Après, il y a des forcément des choses qui ne sautent pas aux yeux ou sur lesquelles on n’a pas d’informations, comme les retombées de la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima.
 

Patrimoine :

Du fait de catastrophes naturelles comme le tremblement de terre de 1923 ou de raisons historiques comme les bombardements de la seconde guerre mondiale, de nombreux monuments ont été détruits dans les grandes villes japonaises. Ils ont souvent été reconstruits, notamment de nombreux châteaux et temples. Cela influe forcément sur le ressenti lors des visites. Dans la même logique, il n’y a plus de quartier historique dans une ville comme Tokyo. Il faut mieux donc aimer les temples et sanctuaires lorsqu’on va au Japon, car ce sont les monuments qui sont les plus nombreux. Le prix des entrées est en général plutôt correct. On peut déplorer le peu d’explications en anglais.
 

Sécurité :

Le Japon a le plus faible taux de criminalité de tous les pays de l’OCDE. Vraiment rien à dire de ce côté-là, et c’est très reposant.
 

Ces trucs qui nous ont étonnés :

– Tout le monde te parle japonais comme si tu le parlais forcément ! Serveurs, vendeurs, salariés des transports… On se contentait donc d’acquiescer avec le sourire. C’est LE pays où on a pu le moins parler anglais, même basique, même pour des questions pratiques. Est-ce une manière de préserver sa culture et sa langue ? Une grande timidité ?
– La France a la côte. Il est de bon ton de donner un nom français à un commerce, sans que l’on comprenne forcément le sens. Nous sommes ainsi tombés sur « champ de herbe » ou « harmonie bien » ou « jouir de bijoux » ou encore des sacs marqués « la sensation de merci »
– les filles (jeunes mais pas seulement) ont pris l’habitude de marcher les pieds en dedans, en traînant leurs chaussures. Cela donne des démarches dangereuses avec les hauts talons qui sont très répandus, et est forcément dommageable pour le corps (genoux qui se touchent, jambes arquées, problèmes de dos…). Cette attitude considérée comme kawai (mignonne voire sexy) a même un nom : l’umatachi, encouragée par les mangas
– les Japonais revendiquent le calme et leur horreur des bruits intempestifs. Même la rue est tranquille, pas de klaxons, ni même de sonnette des nombreux vélos qui roulent sur les trottoirs.
– le pachinko est le jeu local, sorte de mix entre la machine à sous et le flipper. Pour le coup c’est extrêmement bruyant. De nombreux Japonais s’y rendent en sortant du travail.
– nous avons été frappés par la solitude des Japonais dans la vie quotidienne. Ce n’est pas de l’individualisme car la société fonctionne très bien et les gens font relativement attention les uns aux autres. Juste l’habitude de tout faire seul, a fortiori dans les grandes villes. À de rares exceptions près, on fait le shopping seul, on déjeune et dîne seul au restaurant, on est seul dans les transports ou dans la rue, on joue seul dans les salles d’arcades ou au pachinko… mais toujours au milieu de plein d’autres personnes seules elles aussi
– le business dans les temples est tellement développé que c’en est parfois énervant. A part le prix de l’entrée, il faut payer pour avoir une divination, re-payer pour écrire son vœu sur une tablette votive, toujours payer pour visiter le musée ou faire remplir son carnet de pèlerin, sans compter les dizaines de souvenirs vendus dans la moindre salle du sanctuaire
– on est obligés de parler des fameuses toilettes japonaises ! Les toilettes publiques sont souvent des toilettes « à la turque » mais beaucoup plus petites. Les toilettes « western style », avec une cuvette, sont agrémentées de plein de services amusants et auxquels on se fait très vite, comme le siège chauffant ou les petits jets nettoyants. Une aventure qui sort de l’ordinaire !
 

Étapes

– Tokyo, récit, appartement AirBnB dans le quartier de Tagadanobaba
– Nagano, récit, Matsuya Ryokan 5/5
– Kyoto, récit, Duo Inn 5/5
– Hiroshima, Chisun Hotel 4/5
– Osaka, appartement AirBnB dans le quartier de Tennoji

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