Fraser Island, (encore) un week-end mouillé

DSC01069Rentrés tard du Centre Rouge (vol repoussé à cause des intempéries), nous partons dès le lendemain passer le week-end à Fraser Island, plus grande île de sable au monde, classée au patrimoine de l’UNESCO. Une fois n’est pas coutume, nous partons en excursion organisée car il revient beaucoup trop cher d’y aller soi-même. Seuls les 4*4 homologués sont autorisés sur l’île, et ils sont bien entendu proposés à la location à des prix prohibitifs. Nous avons la chance d’être dans un groupe relativement petit (20 personnes, dont une majorité d’Asiatiques trèèèès discrets et calmes). Après 3 heures de route depuis Brisbane, nous prenons à Rainbow Beach le ferry nous permettant d’arriver au sud de l’île. Ici, pas vraiment de route, on roule sur la plage de 75 Mile Beach ou sur des pistes cabossées. On y croise parfois un dingo, un chien sauvage dont il ne faut pas s’approcher. Le temps est superbe, il est grisant de rouler en bord de mer, puis de découvrir le magnifique DSC01030lac Wabby entouré par la forêt tropicale d’un côté et les dunes de sable de l’autre. Le lac est chaud, des petits poissons viennent nous « goûter » quand on y nage, c’est très sympa. Le soir, nous sortons avec notre guide pour contempler un ciel immaculé. Pour la première fois, nous voyons même à œil nu le déplacement des satellites ! Malheureusement notre amie la pluie nous a suivis et quelques heures plus tard c’est le déluge (et là on est très heureux de ne pas avoir campé comme on l’avait un instant envisagé).

Le lendemain samedi, on espère que le ciel va s’éclaircir un peu. La matinée nous offre des espoirs lorsque nous découvrons le sandblow aux sables aux 1000 couleurs (bon en vrai il n’y en a qu’une dizaine, allant du blanc au noir en passant par rouge, orange, brun…). Nous faisons trempette en fin de matinée à Champagne Pools, une sorte de piscine naturelle située tout au Nord de l’île. C’est la seule plage où on peut se baigner, les requins étant très présents tout autour de l’île. Mais nous voyons le ciel devenir très gris, nous savons que « ça va péter » sans connaître le moment exact. Ce sera bien sûr en plein pique-nique, c’est plus rigolo ! Il ne cesse pas de pleuvoir et les sites vus l’après-midi tout au long de la côte est (les Pinnacles, l’épave du Maheno et Eli Creek) nous semblent de fait bien ternes.

DSC01113Petit espoir pour le lendemain, lorsque nous commençons notre promenade dans la forêt tropicale en plein milieu de l’île. Comme nous l’avons déjà vécu dans la jungle de Bornéo, le bruit des insectes est tellement fort qu’il faut presque crier pour s’entendre ! La végétation pousse littéralement sur le sable, sans que l’on sache comment. On a bien cherché : pas une pierre ni une quelconque trace de terre, juste des sédiments sur du sable. Nous prenons ensuite la route des lacs (il y en a 36 sur toute l’île) pour s’arrêter à l’un des plus beaux, avec l’eau la plus claire, le lac Birrabeen. Vous le croyez ? A peine sommes-nous prêts à nous jeter à l’eau qu’arrive une pluie torrentielle. Nous quittons Fraser Island sur notre faim, le temps nous a vraiment empêchés de l’apprécier à sa juste valeur. Et devinez quoi ? Le soleil, moqueur, refait son apparition lorsque nous rentrons à Brisbane le dimanche soir… Bad luck !

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