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Quand y aller
Budget moyen : 38€/jour/personne
Langue : espagnol
Nombre d’habitants : 47 millions (2014)

 
 
 
 

Carnet de voyage en Espagne

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Ce qu’on attendait de la destination
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Où nous sommes allés
La prochaine fois
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Quand : 10 jours en Andalousie en mars 2012, 1 semaine à Fuerteventura en janvier 2015.

Conditions : Andalousie : déplacement en car entre les villes, hôtels de charme réservés sur Internet. Canaries : hôtel tout inclus sur Fuerteventura, location de voiture.

Ce qu’on attendait de la destination : Voir certains monuments emblématiques de l’Andalousie, retrouver l’inspiration arabe chez certains d’entre eux. Pour les Canaries : du soleil en hiver. Se poser dans un hôtel pour se reposer tout en se gardant la possibilité de voir de beaux paysages à quelques encablures.

Bilan : Pour ce qui est de l’Andalousie nous y sommes allés à une bonne période, la température était super et les touristes pas trop présents. La découverte a donc été  idéale et même si nous savions peu ou prou ce que nous allions voir, nous avons été éblouis à chaque instant. La Mezquita nous a laissé une énorme impression. Les Canaries sont un archipel de 7 îles au large du Sahara, qui font irrémédiablement penser au tourisme de masse, et aux Allemands envahissants. Nous avons pu constater que c’est en partie ça, on ne peut pas nier que certaines côtes ont été très abîmées par la construction erratique d’hôtels sur certaines côtes. Mais il y a beaucoup plus à voir que les plages et l’open bar de l’hôtel ! Au moins sur les 2 îles où nous sommes allées, les curiosités naturelles sont intéressantes et très diverses.

Nos conseils : Andalousie : évitez les étés pour la chaleur et les pics de fréquentation pour être sûrs de pouvoir entrer dans les monuments ! Certains d’entre eux sont soumis à des quotas stricts et à des inscriptions au préalable sur internet. Si vous restez dans les grandes villes (où il y a déjà beaucoup de choses à voir), ne vous embêtez pas avec une voiture. Pour les Canaries : choisissez bien l’île qui sera votre point de chute. Si nous avions su, nous aurions préféré Lanzarote qui nous a semblé présenter une ambiance très particulière. Le printemps et l’automne semblent les meilleures saisons pour profiter du beau temps sans le flot de touristes. A savoir quand même : Fuerteventura et Lanzarote dans une moindre mesure sont toute l’année parcourues de forts vents, les alizés. La calima est un vent chargé de sable et de poussières du Sahara, qui souffle lui aussi régulièrement.

Où nous sommes allés :

unescoSéville. C’est la 4ème ville d’Espagne et la capitale de l’Andalousie. Mariant à merveille histoire et modernité, c’est sûrement celle dont le centre-ville nous a paru le plus vivant et le moins « musée ». Nous avons adoré déambuler dans  les rues piétonnes, déguster des montaditos (petits pains), glisser un œil dans les cours ouvertes… Les 3 incontournables se situent à quelques encablures les uns des autres, dans le quartier historique de Santa Cruz. La cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été construite sur l’ancien emplacement d’une mosquée (comme c’est souvent le cas dans la région). L’extérieur est majestueux avec ses décorations gothiques finement ciselées. Pour comprendre et apprécier l’intérieur, nous recommandons d’être munis d’un bon guide, tant l’histoire des salles et des œuvres est riche. La cathédrale abrite notamment le mausolée de Christophe Colomb. La salle capitulaire est très impressionnante, et ses proportions/dimensions ont de quoi dérouter. La Giralda est ce qu’il reste de l’ancienne mosquée et émerge de la cathédrale. Du sommet, magnifique panorama sur la ville et les toits de la cathédrale. Le jardin d’orangers à son pied offre un petit havre de paix isolé du cœur de la ville. C’est LA photo la plus connue de Séville, voire même de l’Andalousie. L’Alcazar est un ensemble de palais et de patio qui ont abrité de nombreux souverains, dont Charles Quint. Là encore, munissez-vous d’un guide pour pouvoir identifier les bâtiments/objets importants. Les salles sont nombreuses et magnifiques. A plusieurs reprises, dans un patio ou en regardant les beaux zelliges, on se croit vraiment dans un palais marocain. Le grand jardin qui prolonge l’Alcazar mérite aussi d’être parcouru dans chacun de ses recoins. A notre avis, la visite de ces trois joyaux mérite une bonne journée (donc bien loin du rythme des tours organisés…). Et en bonus dans le coeur historique de la ville : la Casa dos Pilatos qui, avec ses belles salles et ses patios offre un autre très bel exemple de l’architecture andalouse de la Renaissance. Séville est très étendue et offre de nombreux autres points d’intérêts. Citons pas exemples les arènes ou le quartier de l’Exposition universelle de 1992, où on peut voir de nombreux pavillons impressionnants dont certains sont devenus des musées. Un peu plus loin, la Place de l’Espagne conçue pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, s’étend sur 50’000m2. Au pied de l’imposant palais, 48 petites niches présentent les 48 provinces espagnoles. Devant, une magnifique place décorée années 30, percée de canaux et de pontons. Le tout est déroutant, assez vide, mais vaut franchement le détour.

unescoCordoue. La Mezquita est évidemment le clou de votre visite. Prévoyez assez de temps (et un bon pull) pour bien en profiter. Vous ne serez bien sûr pas seul pour cette découverte, et les échos des groupes peuvent parfois être énervants, mais en s’éloignant des plus grands points d’intérêts, on peut se trouver tranquille à marcher sous les arcades, pour quelques instants suspendus. La visite peut être utilement complétée avec un audioguide, qui vous aidera à vous y retrouver dans cet étonnant melting pot confessionnel et historique. Rendez-vous compte : une cathédrale a été bâtie dans une mosquée qui avait elle-même été construite au 8ème siècle sur l’emplacement d’une basilique wisigothe. Résultat : à côté ou au milieu des 854 colonnes musulmanes, vous trouverez plusieurs chapelles ! Il n’y a presque aucune lumière naturelle mais l’éclairage est très bien fait. L’ensemble est, comme tous les monuments d’Andalousie que nous avons visités, extrêmement bien conservé. Cordoue eut son heure de gloire, avec près de 300 mosquées. Aujourd’hui, elle n’a plus rien à voir, on reste toujours dans les mêmes rues autour de la Mezquita. De nombreux touristes ne viennent d’ailleurs que pour elle et désertent le quartier historique le soir venu. C’est à ce moment là que vous serez au calme pour arpenter les rues piétonnes et très tranquilles de la Juderia (l’ancien quartier juif). L’Alcazar des rois chrétiens vaut surtout pour son très beau jardon fleuri et minéral. Juste à côté, le pont romain et la porte du pont.

a_vous_bon_plan A vous le bon plan ! Pourquoi ne pas profiter d’une pause à Cordoue pour passer une soirée dans un spa à nul autre pareil ? Nous sommes allés un soir aux bains turcs du Hammam al Andalus, en plein centre historique. Le décorum est récent mais recrée l’ambiance et le style de la Mezquita, avec ses arches et sa lumière tamisée.

unescoGrenade. On est là au pied de la Sierra Nevada. La fameuse Alhambra est bâtie sur une colline. Elle donne donc l’impression de surplomber le reste de la ville. C’est ici que le tourisme se fait le plus ressentir dans ses contraintes : pour des raisons évidentes de conservation et de circulation, le nombre d’entrées quotidiennes dans ce palais arabe du Moyen-Age est limité à 7 700. C’est le monument le plus visité d’Espagne avec plus de 3 millions de visiteurs par an. Il est donc impératif de réserver plusieurs jours (voire semaines en haute saison) sur internet. Même muni de votre billet et entré dans les enceintes du palais, il faut se rendre à certains rendez-vous précis pour des visites guidées au pas de course (notamment dans les palais nasrides). Pas de panique cependant, on prend vite son parti de ne pas être tous seuls tant il y a à découvrir. Les bâtiments sont aussi divers dans leur date de construction que dans leur destination : Alcazaba (forteresse médiévale), palais de Charles Quint, jardins du Généralife… Au pied de la colline, le quartier de l’Albaicin (qui nous a paru peu fréquenté) offre une visite très calme, avec ses ruelles et placettes ombragées.

a_vous_belle_photo A vous les belles photos ! Depuis l’Alhambra, on a un magnifique panorama sur la ville et ses alentours, certes. Mais où prendre les belles photos du palais dans son intégralité ? Il faut se trouver sur la colline d’en face, dans le quartier de l’Albaicin. C’est précisément du mirador San Nicolas que vous aurez les plus belles vues sur l’Alhambra.

Fuerteventura c’est sur cette île que nous avons choisi notre hôtel pour la semaine, plus précisément sur la côte de Jandia. La belle plage de Sotavento est située entre les villes de Costa Calma et Morro Jable (sans intérêt, uniquement dédiées au tourisme). Constamment parcourue de vents pouvant être très forts, elle accueille des compétitions de windsurf et kitesurf. C’est une lagune très belle (il faut absolument la voir depuis les falaises la surplombant) qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres. Punta de Jandia est accessible par une piste d’une vingtaine de kilomètres au sud de Morro Jable. Elle peut être parcourue en voiture (comme nous l’avons fait) mais aussi en quad, buggy, vélo. On roule à côté de montagnes pelées et de paysages désolés, avec la mer à côté. Tout au bout de l’île, intéressant petit éco-musée et vue sur toute la côte. Les dunes de Corralejo se trouvent dans le Nord-Est de l’île. Il est facile de sa garer le long de la route principale, de marcher quelques centaines de mètres et de s’imaginer au milieu d’un désert ! Malgré le nombre important de touristes, l’endroit est très propre et en s’enfonçant dans les dunes on est vraiment seuls. Nulle crainte de se perdre, ce « mini-Sahara » ne s’étend que sur quelques dizaines de kilomètres carrés. A La Oliva, une des anciennes capitales de l’île, nous avons visité l’église ainsi que la Casa de los Coroneles. Nous sommes arrivés assez tard à la ville la plus typique de l’île, Betancuria, et n’avons donc pas pu visiter l’église cathédrale Santa Maria. Le centre historique est intéressant quoique de taille modeste (on imagine avec effroi la concentration de touristes en plein été). A quelques kilomètres au Nord de la ville, ne pas rater le Morro Velosa (accès gratuit) qu offre un panorama saisissant sur toutes les montagnes alentours.

Lanzarote est l’île au Nord de Fuerteventura, accessible en 45 minutes de ferry (attention, parfois ça bouge). On arrive par la petite ville de Playa Blanca, d’où il est possible de rayonner dans tout le sud pour voir de très jolis sites en quelques heures seulement. Même si nous y avons passé peu de temps, nous avons été charmés par les premières impressions que nous a offertes cette île unique. Sur le sol noir de cette île-volcan se détachent de petites maisons blanches ou des cultures protégées par des pierres. L’ambiance singulière nous a beaucoup plu. Le Parc national de Timanfaya est le site incontournable des Canaries, et il y a de quoi. Ce paysage incroyable a été formé lors d’éruptions volcaniques dans les années 1730. Plus de 200km2 ont été recouverts de cendres, des centaines de fermes ont été détruites. Au même moment, plusieurs dizaines de cratères ont été créés, qu’il est possible de voir aujourd’hui. Mais comme l’activité volcanique peut redémarrer à tout moment et qu’on marche à quelques mètres au-dessus de la lave, cette visite est très encadrée : elle n’est possible qu’en car. On peut regretter cela mais la sécurité et la préservation de cet éco-système uniques prévalent sur le reste (ce qui n’est pas le cas dans toutes les Canaries, donc tant mieux !). Au centre d’accueil du site, on peut enfin sortir pour voir des expériences, comme les jeysers ou la lave. Les vignobles de la Geria se situent à quelques kilomètres du parc. Même si nous n’avons pas participé à la dégustation de vin, nous avons apprécié les super paysages et l’ingéniosité des viticulteurs. Chaque pied de vigne est en effet protégé d’un petit parapet circulaire de pierre pour le protéger du vent. La scène de ces petits cénacles est vraiment un panorama unique. Le long de la côté sud très découpée de Lanzarote, nous avons vu des curiosités sympa. Le plus étonnant étant la lagune de El Golfo. Ce petit lac vert en bord de mer, sur une plage de sable noir est vraiment étonnant. Sa couleur vient des nombreux organismes végétaux en suspension. Il n’est pas possible de s’y baigner (d’ailleurs la couleur n’y invite pas vraiment) mais il paraît qu’on y flotte encore mieux que dans la mer Morte en raison d’une salinité exceptionnelle.

La prochaine fois : Nous découvrirons une autre région de l’Espagne, pays voisin que nous connaissons en fait très peu. Pour ce qui est des Canaries nous découvrirons les autres îles de l’archipel, notamment Ténérife qui abrite le fameux pic du Teide.

Un peu de musique en regardant les photos ? Lollare la penas de David Bisbal, le faiseur de tubes ibère, l’un des premiers gagnants de la Star Academy locale.

 

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Une réflexion au sujet de « Drapeau_Espagne Espagne »

  1. Bouarour Amina

    Merci beaucoup Amandine, après le Maroc, l’Espagne j’aime beaucoup , les explications trucs et astuces, les conseils très utiles.
    Merci d’avoir partager votre vécu avec nous, cela nous aide à préparer les prochaines vacances et à découvrir des endroits que nous ne connaissions pas.
    Je ne peux que vous encourager à continuer, encore et encore.

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