Bolivie : bilan et conseils pratiques

BOLIVIE19 jours
Environ 2800 km parcourus (en car + 3 vols internes)
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Repas :

La fatigue culinaire commence à se faire sentir. Même s’il est possible de manger pour vraiment pas cher (20bs, soit 2,5€) la plupart du temps c’est vraiment moyen, et assez long à préparer. Dans presque toutes les villes, le choix se résume à un morceau de viande accompagné de riz sec et de frites pas cuites, pâtes ou pizza (mais rien à voir avec les italiennes hein). Bonnes truites au lac Titicaca tout de même. Le service laisse franchement à désirer, on a souvent l’impression de déranger. Résultat : dans certains hôtels on a préféré se préparer à manger dans la cuisine. Finalement c’est lors des excursions que nous avons le mieux mangé : les cuisinières du lodge en Amazonie faisaient à manger pour un régiment, plein de plats différents, avec des sauces, des légumes cuisinés, des bons jus frais. Et lors du périple au salar et dans le Sud Lipez l’inénarrable Ana-la-cuisinière-qui-fait-toujours-la-gueule a réussi à préparer (sans cuisine !) des plats vraiment pas mal.
 

Hébergement :

Plutôt bien. Pour environ 200bs on a un accueil plutôt bon (voire très bon), une literie pas mal avec une tentative de déco, de l’eau chaude et un petit déjeuner. Le gros souci est le wifi qui rame vraiment partout.
 

Transport :

Les routes sont en général en mauvais état, tout comme les bus publics qui les parcourent. Nous ne les avons pris que pour de petites distances. Pour aller en Amazonie, nous avions ainsi le choix entre 18h de bus (sur « la route de la mort » en plus) ou 40 minutes en avionette, il n’y a pas photo ! Certains vols comme la Paz-Sucre ne valent que quelques dizaines d’euros donc pas d’hésitation. Pour les déplacements en ville ou autour, les taxis sont pratiques et font payer le même prix qu’aux Boliviens.
 

Environnement :

Clairement pas la priorité quand on est un des pays les plus pauvres d’Amérique du sud. Les déchets que l’en voit s’entasser dans le moindre paysage nous ont semblé plus résulter du manque d’infrastructures que du comportement des Boliviens eux-mêmes. Le sud du pays (salar et Sud Lipez), qui est la perle touristique du pays, semble échapper au côté décharge géante.
 

Patrimoine :

Plutôt bien conservé et accessible (pas de prix différent pour les étrangers), extrêmement valorisé quand il s’agit de l’Histoire du pays. A la Casa de la libertad à Sucre ou à la Casa de la moneda à Potosi nous avons toujours eu des guides passionnants et impliqués, avides de répondre à nos questions et de nous faire comprendre à quel point la Bolivie était un grand pays.
 

Sécurité :

Aucune insécurité ressentie. Il nous semble que le principal « danger » vient de la surconsommation d’alcool dont les Boliviens semblent coutumiers, surtout le week-end, qui peut aboutir à des comportements inadéquats ou à des accidents de la route.
 

Ces trucs qui nous ont étonnés :

– Le look des cholitas ! Pour chaque région, une tenue spécifique, dans laquelle l’épaisseur du jupon, la forme du châle ou la taille des nattes varient. Dans les villes andines, très peu de femmes sont habillées à l’occidentale (alors que tout le monde le sera à Sucre). On a un peu bloqué sur les « bas mousse » super épais, dont on voit souvent le haut et qui sont portés avec des chaussures ouvertes.
– Un truc exaspérant : les alarmes de voiture. De nuit de préférence, et avec une musique horripilante faite de variations de plusieurs morceaux, que le propriétaire semble ne JAMAIS entendre.
– La difficulté pour négocier les prix : pour les excursions, les hôtels, que ce soit de visu ou par internet rien, rien, rien !
– Le dimanche tout ferme ! Même les restaurants, ce qui rend parfois les sorties difficiles. Par contre dans le moindre village ça chante, ça danse, ça boit.
– La feuille de coca est ici beaucoup plus consommée qu’au Pérou. On n’aimait pas tellement quand le chauffeur de taxi passait plus de temps à préparer sa boulette à chiquer qu’à regarder la route. Une vraie addiction que voici, qui contribue à rendre pas mal de sourires tous jaunes. En revanche pour boire un mate de coca ici, on n’a eu le droit qu’à des sachets !
– L’histoire de la Bolivie, qu’on a un peu essayé de partager avec vous ici ou . Le pays est passé du plus riche au plus pauvre en quelques décennies, et a vu sa superficie divisée par deux au profit de ses nombreux voisins. Mauvais choix politiques, injustices, richesses qui font des envieux… Les raisons de cette déconfiture sont nombreuses mais les stigmates toujours très présents.
– La guerre du Pacifique en 1883 qui a vu la Bolivie perdre son accès à la mer au profit du Chili n’est pas digérée et reste un casus belli entre les deux pays. A la Paz, rue Jaen, un musée entier est même consacré à cette question. Les écoliers apprennent à l’école que cet espace leur appartient (tiens, ça nous rappelle quelque chose). En attendant de récupérer un accès à la mer, les forces navales boliviennes sont basées sur le lac Titicaca.
 

Nos étapes :

– Copacabana, récit, hôtel Utama 4/5
– La Paz, récit, hôtel Sol andino 3/5
– Amazonie, récit
– Sucre, récit, casa verde BandB 4/5
– Potosi, récit, hostal Eucalyptus 3/5
– Tupiza, récit, hôtel la Torre 2/5
– Salar d’Uyuni et Sud Lipez, récit

2 réflexions sur « Bolivie : bilan et conseils pratiques »

  1. francou

    Toujours sympa vos petits bilans…. des conseils et du vecu!!!!!!j’adore les trucs qui vous ont etonnes… Merci encore de partager ca avec nous !!!! Et bonne route pleines de belles decouvertes pour la suite
    Francou

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