Drapeau_Indonesie Indonésie

Carte_IndonesieEn bref

Office du tourisme
Patrimoine Unesco
Les conseils de France diplomatie
Quand y aller
Budget moyen : 24€/jour/personne
Langue : indonésien
Nombre d’habitants : 252 millions (2014)

 

Carnet de voyage en Indonésie

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : 3 semaines l’été 2011.

Conditions : Départ et arrivée à Singapour puis vols Air Asia. Déplacements d’ouest (Java) en est (Bali) en cars et voitures charterisés. Hôtels le plus souvent réservés sur Internet.

Ce qu’on attendait de la destination : Découvrir la douceur de vivre de Bali dont plusieurs voyageurs nous avaient parlée. En nous renseignant sur les îles alentours, nous avons décidé de passer une semaine à Java pour la présence de nombreux sites historiques et naturels.

Bilan : Si Java est moins touristique que Bali, nous avons été ravis de découvrir les sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO qui gagnent vraiment à être connus. Bali a été à la hauteur de sa réputation, et notamment la ville d’Ubud que nous avons adorée. On s’est rarement sentis aussi chouchoutés et relaxés, qu’il s’agisse des petits plats succulents, des massages, de toutes les petites attentions, de la spiritualité partout présente. L’aventure était pourtant bien de la partie grâce à la découverte de l’ouest de Java, les réveils en pleine nuit pour les départs en trek, les sorties en mobylette, la mer mouvementée etc… Un séjour très varié et enchanteur.

Nos conseils : Prenez le temps de vous demander ce qui vous intéresse avant de prendre racine à Bali. L’Indonésie est gigantesque et vous ne pourrez en voir qu’une infime partie, mais en combinant plusieurs îles (en avion ou en bateau) vous pourrez en avoir un bel aperçu. Sur place, n’hésitez pas à faire connaissance et confiance aux Indonésiens, très souriants et accueillants. Sur Java et dans les endroits peu touristiques, on vous demandera sûrement de poser pour une photo avec la famille, surtout si vous êtes blonde 🙂

Où nous sommes allés :

Yogyakarta. La ville est plus agréable et vivable que Jakarta dont nous avons lu/entendu des avis très mitigés de la part des voyageurs. Elle permet en plus de visiter de superbes sites aux alentours avant de traverser l’île de Java vers l’est. Dans la ville même, les points d’intérêt ne sont pas très nombreux (à part le Palais du sultan) mais l’ambiance est très sympa sur Jalan Maliaboro. Tout au long de cette avenue centrale, des stands de rue et de petites échoppes pour acheter du batik ; de chaque côté, des petites ruelles proposent de très bons restaurants ou des pensions bon marchés.

a_vous_bel_hotelA vous le bel hôtel ! : The Phoenix Hotel. A quelques minutes en becak (15 mn à pied) de l’animation du centre-ville, un hôtel à l’architecture coloniale impressionnante, entourant une magnifique piscine. A l’intérieur, calme et raffinement, le tout pour un tarif très abordable pour nos bourses occidentales.

a_vous_bon_sonA vous le bon son ! : Un son entêtant, fait de percussions variées (gongs, xylophones, tambours…). On peut apprécier modérément mais on est forcément frappés de la spiritualité qui se dégage du gamelan, orchestre instrumental traditionnel de Java puis de Bali. A Ubud, nous avons assisté à des spectacles où des danseurs accompagnaient les musiciens (les fameuses dames souriantes avec les doigts très souples).

unescoPrambanan (à 30mn de Yogyakarta), 8ème et 10ème siècles. Un beau coup de cœur pour ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, que nous avons eu la chance de découvrir au crépuscule. Si la plaine de Prambanan accueille plus de 240 temples, on est irrémédiablement attirés vers les 8 temples principaux de la cour centrale, magnifiquement restaurés. La plupart sont fermés mais peu importe car l’intérêt est l’extérieur, dans les couleurs des pierres et les lignes raffinées. Nous avons découvert le site principalement aux côtés d’Indonésiens venus en famille, très prompts à l’échange.

unescoBorobodur (à 1 heure de Yogyakarta), 8ème et 10ème siècles. Par tradition, il faut gravir ce monument bouddhique massif en forme de pyramide dans le sens des aiguilles d’une montre. A chaque virage de ses 10 terrasses, vous découvrez un nouveau panorama des volcans alentours et de beaux reliefs sculptés. Les plus hauts degrés sont ornés de 72 stupas et de 400 buddhas. C’est le plus grand monument bouddhique du monde (eh oui, il se trouve dans un pays musulman). A visiter là aussi en fin d’après-midi pour la plus belle lumière.

Nous avions ensuite décidé de poursuivre vers l’est pour rejoindre Bali. Ce périple se fait difficilement seul car il n’y a pas de transports en commun et il est déconseillé de louer une voiture. Nous avons donc réservé pour une centaine d’euros un voyage de 3 jours et 2 nuits avec une agence locale, pris la veille du départ. De nombreuses agences proposent de tels trajets depuis Yogyakarta, et mieux vaut se renseigner auparavant sur les forums et les blogs de voyage pour avoir le nom des meilleures. Il faut savoir que même les plus sérieuses d’entre elles font appel à plusieurs sous-traitants. Vous serez donc de petits paquets qu’on trimballe d’un minibus à l’autre, dans des hôtels que vous aurez choisis (ou pas). Pas très grave, mais les arnaques diverses sont possibles, ainsi que les retards. Le tout n’est pas du plus reposant : pour faire le trajet Yogyakarta-Bromo, on nous avait parlé de 10h de trajet, nous en avons mis 14 et sommes arrivés alors que le restaurant de l’hôtel était fermé… Heureusement Rida a trouvé les mots pour le faire rouvrir 😉

Le Mont Bromo. Nous avions hésité à aller directement au Kawah Ijen sans passer par le Bromo tant nous avions entendu/lu que les touristes étaient trop présents sur ce site (et qu’en gros ça ne valait pas le coup). Nous n’avons pas regretté notre choix. Le Bromo (2’393 mètres) propose un environnement que nous n’avions jamais vu auparavant. Pour assister au lever du soleil, il faut se lever en pleine nuit par des températures très basses, prendre un 4*4 bringuebalant pour 30 mn épiques, continuer à pied l’ascension de la montagne Penanjakan d’où vous verrez le beau panorama et attendre en compagnie de dizaines d’autres touristes (et pas des milliers!). Cela n’enlèvera en rien l’émotion que vous ressentirez quand les premiers rayons apparaîtront derrière les montagnes et volcans (dont certains encore actifs). On descend ensuite sur la plaine entre les montages, dans un paysage désolé d’une mer de sable qu’on dirait lunaire. Pour monter dans le cratère du Bromo, vous pourrez grimper les 246 marches ou monter sur un cheval. Très belle vue sur l’intérieur du cratère, apparemment sans danger puisque le Bromo fume mais ne crache pas (en même temps on n’est pas spécialistes…). Très beau et irréel temple hindou au pied de la montagne.

Le Kawah Ijen. L’un des treks les plus marquants que nous ayons réalisés. Il y a bien sûr la difficulté de la tâche, avec un départ à 4h du matin sur un sentier assez sinueux. Arrivés au sommet (venteux) on découvre le magnifique lac turquoise, nappé d’oniriques nuages de fumée. Mais ce qui nous a le plus marqués, ce sont les conditions extrêmes dans lesquelles quelques dizaines d’Indonésiens de tous âges vont chercher le souffre au péril de leur vie (il sera utilisé pour la fabrication des allumettes, des explosifs ou des engrais). Ils remontent les blocs jaunes dans des paniers d’au moins 50kg (plus souvent 80) qu’ils portent sur leur dos, traversant les fumées de souffre sans protection. Après la pesée à quelques centaines de mètres de là, ils descendent leur précieux chargement au camp de base au pied de la montagne, pour mieux remonter ensuite. Ils sont payés un prix dérisoire (toutefois plus que le salaire moyen) et leur corps est à jamais marqué. Il est possible de les aider en achetant de petites figurines sculptées en souffre qu’ils vendent aux quelques touristes s’aventurant au sommet. Voici une vidéo de la BBC qui rend compte de la situation très précaire de ces hommes courageux.

Nous avons ensuite poursuivi le trajet jusqu’à l’embarcadère de Ketapang pour Bali.

Lovina. C’est la première ville étape que nous avons découverte à Bali, sur la côte nord non loin de Gilimanuk où nous avions débarqué. Nous y sommes restés 2 jours dans cette toute petite station balnéaire pour nous reposer de notre périple javanais. Nous étions tellement fatigués que nous avons renoncé à l’attraction principale : partir aux aurores avec un pêcheur pour voir les dauphins. Nous sommes surtout restés dans le magnifique hôtel Rambutan où nous avons pris la mesure de la douceur de vivre et de l’accueil Balinais.

Amed. En poursuivant sur la côte nord vers l’est, on arrive à Amed qui est plus un ensemble de hameaux qu’une vraie ville. Pas de centre donc, mais quelques infrastructures sur plusieurs kilomètres le long de la plage de galets. C’est le paradis des plongeurs mais aussi des simples « snorkellers » car à quelques dizaines de mètres du rivage il est possible de voir de très beaux sites, dont l’épave du navire américain le Liberty. Nous sommes ensuite revenus sur la terre ferme pour louer une mobylette (quelques euros par jour) et découvrir les alentours. Le Water Palace de Tirta Gangga est un jardin aquatique construit par le Rajah en 1950. C’est l’occasion d’une jolie balade et de photos très sympas. A savoir : c’est entre Tirta Gangga et Amed que se trouvent les plus belles rizières. Attention lorsque vous vous arrêtez en mobylette le long de la route car elle est fréquentée par de gros camions. Le lendemain, nous sommes cette fois partis vers l’est sur une route qui n’en avait que le nom, pour accomplir une boucle passant par le Palais flottant d’Ujung, jolie visite avec la mer en toile de fond.

Ubud. D’après nous c’est le point d’orgue de tout voyage à Bali, et nous conseillons d’y passer au moins 3-4 jours. La ville en elle-même est très touristique, mais ce n’est pas invivable. Vous y trouverez donc beaucoup de très bons restaurants et spas, comme beaucoup de boutiques d’art et d’artisanat, où vous y trouverez le pire comme le meilleur. La forêt des singes comme son nom l’indique vous donnera l’occasion de vous promener au milieu de centaines de macaques. Attention toutefois, ils sont habitués à recevoir des bananes de la part des touristes et se montreront vite agressifs. Nous n’étions pas vraiment à l’aise mais sommes heureusement restés assez de temps pour tomber sur une impressionnante cérémonie de crémation (les Balinais sont hindouistes). Chaque soir, pour quelques euros vous pouvez assister à des spectacles de qualité dans de très beaux lieux (barong et kecak pour nous).

Là aussi, nous avons loué une mobylette pour découvrir les hameaux et les monuments des magnifiques rizières alentours. Citons notamment la cave aux éléphants de Bedulu (peu d’intérêt mais très beau parc), Yeh Puluh, le Gunung Kawi et ses superbes rizières… Le plus intéressant est à notre avis le Tirtha Empul, qui est un lieu de pèlerinage pour les Hindous, qui viennent se baigner dans des bassins sacrés. Si les photos doivent rester discrètes, votre présence est tolérée et vous pourrez vous imprégner de cette ambiance des plus spirituelles.

Le sud de Bali. C’est ici que nous avons voulu finir notre séjour, en louant une villa aux alentours de Seminyak. Nous sommes allés une journée à Kuta et en sommes vite revenus ! Prix 2 à 5 plus élevés que partout ailleurs, happy hours pour les surfeurs australiens, grande plage mais sans plus… décidément ce n’est pas l’endroit que nous avons préféré – et dire que certains ne connaîtront que ça de Bali ! Plus au nord, le temple de Tanah Lot au coucher du soleil est un incontournable. Accroché à un rocher battu par les vagues, on peut s’y approcher à marée basse. Pour avoir la vue « carte postale », il faut se positionner à 500 mètres de là, sur la falaise d’en face.

a_vous_miamA vous le miam ! : Un délice pour quelques euros. Les plats les plus communs sont le nasi goreng et le miee goreng (riz frit et nouilles frites). Les meilleurs que nous avons dégustés étaient faits par des mamans qui les préparaient patiemment juste pour nous dans leur bouis-bouis. C’est au mont Bromo, après avoir de justesse fait rouvrir le restaurant, que nous avons eu le meilleur sotto ayam soupe de poulet délicatement parfumée. Pour les soirs de fête et avoir un bel aperçu de différentes recettes, tentez le rijstaffel (table de riz) : du riz avec plein de petits plats autour.

La prochaine fois : Il reste tellement à voir ! Nous découvrirons probablement des îles plus « nature » comme Kalibantan (sud de Bornéo), notamment pour tenter des voir des orangs-outans après notre échec du Sarawak (Malaisie).

Un peu de musique en regardant les photos ? Separuh Aku (Ma moitié) du groupe indonésien Noah.

Vous aimez ? Partagez...Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *