Drapeau_Guadeloupe Guadeloupe

Carte_GuadeloupeEn bref

Office du tourisme
Les conseils aux voyageurs (Canada)
Quand y aller
Budget moyen : 70€/jour/personne
Langues : français, créole
Nombre d’habitants : 400’000 (2018)

 
 
 
 
 

Carnet de voyage en Guadeloupe

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : 2 semaines en janvier 2019.

Conditions : Location d’appartements et de gîtes sur Internet, location de voiture.

Ce qu’on attendait de la destination : Continuer la découverte des Antilles françaises (après Saint-Martin). Et faire découvrir la plage à notre fille de 14 mois.

Bilan : Une île à taille humaine mais avec plein de curiosités permettant de ne pas s’ennuyer en 2 semaines. Plages mais aussi forêt tropicale, campagne, villages… Les possibilités d’activités mais aussi de types de séjour semblent infinis. Niveau tarif, si le coût de la vie est plus élevé au quotidien qu’en métropole, pour les billets d’avion et les hébergements il suffit de s’éloigner un peu des vacances scolaires pour rester raisonnable..

La note d’Elina ! : 7/10. La chaleur et l’humidité peuvent gêner des bébés plus petits que moi, et peu de choses sont pensées pour nous (jamais de table à langer dans les toilettes, peu de chaises hautes dans les restaurants…). Mais la gentillesse des Guadeloupéens qui me souriaient toujours et la mer presque toujours calme compensent !

Nos conseils : N’hésitez pas à prendre 2 hébergements, un sur Basse Terre et un sur Grande Terre. Les faibles distances font croire qu’on peut a priori tout découvrir à partir d’une même base mais c’est sans compter sur les routes sinueuses et/ou embrumées, et les embouteillages monstres vers Pointe à Pitre ou sur certaines nationales…

Où nous sommes allés :

 

Grande-Terre

C’est l’aile est du papillon que forme la Guadeloupe. Moins étendue que Basse-Terre malgré son nom, elle est surtout très fréquentée dans sa partie sud où se concentrent le lagon et les magnifiques plages.

Pointe-à-Pitre
La capitale n’est pas la ville la plus accueillante, et ne dispose d’ailleurs que d’un hôtel ! Nous l’avons parcourue en voiture sans qu’elle ne donne particulièrement envie de s’arrêter. Peu d’intérêt historique malheureusement, car beaucoup a été détruit lors du cyclone de 1989. Il y a pourtant un lieu que nous ne voulions pas manquer, situé dans le sud de la ville dans le nouveau port, le Mémorial ACTe. Nous conseillons sa visite en début de séjour pour mieux décrypter des choses ou événements qu’on pourra voir ensuite. Ce musée retraçant l’histoire de l’île, attendu de longue date, a été inauguré en 2015. On est donc dans le top de ce qui se fait aujourd’hui en terme de muséographie, d’intégration du public, de mise en scène audiovisuelle des collections. Aussi beau à l’extérieur qu’innovant dans ses expositions, il nous a paru aussi incontournable pour la mémoire des populations locales que le centre Tjibaou de Nouméa.

Les Abymes
Ce fut notre point de chute lors de notre arrivée. Plus agréable que Pointe-à-Pitre et très près de l’aéroport. Nous avons logé chez Jo Anna et Benjamin que nous saluons et remercions pour leur hospitalité et ce délicieux repas de Réveillon. Le centre-ville se parcourt facilement à pieds, de la place de l’église de 1846 à l’hôtel de Ville. Pour faire un peu de sport et prendre de la hauteur, il suffit de monter au calvaire, édifié sur le morne tout proche. A son sommet, jolie chapelle de 1858.

Sainte-Anne
D’après nous le meilleur spot du sud de la Grande-Terre, où nous aurions aimé résider si les prix n’avaient pas été si délirants. A quelques encablures de Pointe-à-Pitre par la Nationale 4, la ville propose parmi les plus belles plages de l’île. Le cœur de la ville est résolument tourné vers la mer, comme en témoigne l’agréable promenade qui abrite le marché et la plage municipale aux nombreux cocotiers et espaces pour se restaurer sur le pouce. Plage très fréquentée puisque très accessible, mais qui ne perd pas son charme pour autant. On a aimé la disposition des langues de sable et de terre qui forment des bassins très agréables. Plus à l’ouest, à quelques minutes en voiture de là, se trouve une autre plage magnifique à la réputation qui ne se dément pas : la plage de la Caravelle, occupée par le Club Med mais accessible à tous. Sable blanc, cocotiers penchés propices aux photos, mer d’un bleu magnifique, tout pour plaire ! Enfin, vers l’est cette fois, à mi-chemin entre Sainte-Anne et Saint-François, la Plage du Bois Jolan accueille de nombreuses familles, séduites par la faible profondeur de ses eaux turquoises. C’est peut-être finalement notre préférée, grâce à son kilomètre de longueur qui assure un grand calme, ses nombreux arbres qui offrent une ombre bienvenue, et ses magnifiques couchers de soleil.

Saint-François est la dernière ville à l’est de la Guadeloupe. Protégée elle-aussi par la barrière de corail, elle est réputée pour son lagon et ses belles plages notamment celle des Raisins clairs, proche de notre hébergement. Or, lorsque nous y étions – et c’est semble-t-il assez récurrent, l’endroit souffrait d’arrivées continues de sargasses. Heureusement le village de pêcheurs offre d’autres intérêts, à commencer par son marché où les doudous vous alpagueront pour vous vendre épices et madras. A quelques minutes à pieds on trouve l’embarcadère pour les îles voisines puis un peu plus loin un quartier moderne avec marina, casino et golf. En poussant toujours plus à l’est, vers le « bout » de l’île, on passe devant différentes plages plus ou moins accessibles, des « anses », là aussi sujettes aux échouages de sargasses. A l’extrémité de cette langue de terre se trouve l’un des lieux les plus touristiques – et photogéniques- de l’île : la Pointe des châteaux. Au risque de vous décevoir, pas de château ici, le nom a été donné par une communauté de moines capucins installés au 17ème siècle. Le lieu n’en est pas moins grandiose. Prévoir une heure de marche aller-retour du stationnement jusqu’à la croix offrant un point de vue magnifique sur le promontoire rocheux, les gros rouleaux de l’océan et l’île de la Désirade en arrière-plan. Il n’y a absolument rien pour s’abriter, ni du soleil qui tape fort, ni du vent ni de la pluie. Après une éclaircie réjouissante nous sommes revenus à la voiture alors que s’abattaient les premières gouttes annonciatrices d’une tempête de pluie impressionnante et avons eu une grosse pensée pour les gens bloqués en haut ! Vous l’aurez compris, c’est un lieu où on se sent proche des éléments !

A vous le coup de gueule ! : Contre personne en particulier, disons plutôt un avertissement. Depuis 2011, les sargasses sont de plus en plus fréquentes dans la zone des Antilles. Nous en avions vu pas mal à Saint-Martin, et cette fois encore sur les côtes est de la Guadeloupe et de Marie Galante. Cela peut gâcher réellement un séjour (impossibilité de se baigner, émanations toxiques…), aussi il est important de se tenir informé des dernières arrivées et de prévoir un plan B pour la baignade – il est alors impératif d’être motorisé, et quelques kilomètres de voiture suffisent parfois pour trouver une plage plus accueillante. Si la situation est gênante pour les touristes, elle est carrément préoccupante pour les populations qui se trouvent démunies face à ce fléau. A ce jour aucun plan régional n’est envisagé pour endiguer le phénomène à la source (Nord Est du Brésil) et la réaction en cas d’échouage dépend trop souvent de la volonté et des moyens des collectivités locales. Le plan national de prévention et de lutte contre les sargasses adopté fin 2018 n’offre qu’un vademecum bien loin de la gravité de la situation.

 

Basse-Terre

L’aile ouest du papillon. La végétation et la physionomie générale n’ont rien à voir avec l’autre côté de l’île. Alors que la Nationale 4 hyper fréquentée filait tout droit en bord de mer, ici on monte, on descend, on tourne jusqu’à en avoir mal à la tête. A chaque virage ou chaque nouveau dénivelé, la mer se dévoile dans un cache-cache sans fin qu’on est sûrs de ne jamais gagner.

Bouillante a été notre camp de base pour la découverte de cette côte. Ici, pas vraiment de village où se balader, la topologie des lieux l’en empêche. La ville s’étend sur des kilomètres, regroupant plusieurs villages distincts (nous étions pour notre part à Pigeon). Le coin est mondialement connu pour la Réserve Cousteau qui se trouve au large. Ce n’est pas le nom officiel de ce parc national mais il s’est imposé naturellement puisqu’ici, sur les 1’000 hectares de fonds marins exceptionnels, le commandant Cousteau a tourné une partie du Monde du silence en 1955. Et c’est vrai que le lieu est exceptionnel et à la portée de tous ; pas besoin d’être un plongeur chevronné pour en profiter. Depuis la plage de Malendure, un nombre incalculable de prestataires proposent des locations de kayaks de mer, des sorties en bateaux à fond de verre ou des sorties plongées. En haute saison on peut frôler le surtourisme, il faudra bien que les autorités prennent garde à ne pas abîmer la zone… Nous avons fait deux sorties dans la réserve, que nous conseillons chaudement. Tout d’abord une sortie en snorkeling depuis la plage de Petit Malendure, qui contrairement à la grande offre un peu d’ombre et de calme. Malgré un peu de courant ce jour-là, nous nous sommes sans difficultés approchés des rochers pour voir corail et poissons. Mais c’est en revenant, à même pas 3 mètres de fond et vraiment très près du rivage que nous avons vus de belles tortues marines, en plein déjeuner ! C’est visiblement assez facile de les trouver, en cherchant les « herbes à tortues ». Le lendemain, c’est avec le Centre de plongée des îlets que nous avons fait une plongée débutant. 5 minutes de bateau suffisent pour 20 minutes d’émerveillement (désolés on débute la plongée, on ne connaît pas les mots techniques ou fauniques pour expliciter tout ce qu’on a vu mais c’était très très chouette 😄 ) Autre curiosité de cette zone, le volcan de la Soufrière irrigue la terre d’eau chaude. Pour en profiter, plusieurs spots sont possibles. Nous conseillons pour notre part les bords de la centrale hydroélectrique. Quel bonheur de se faire au crépuscule un bain d’eau chaude dans la mer à quelques mètres de la belle plage de galets de Bouillante !

Deshaies offre aussi un beau point de chute pour des visites agréables. Nous y avons passé une journée, en commençant par le jardin botanique (cher mais parfaitement entretenu), ancienne propriété de Coluche. Il suffit de se laisser porter sur un parcours qui chemine entre diverses zones géographiques qui vous fera découvrir loriquets, flamants roses, aras ou carpes koï. La flore est flamboyante et bien mise en valeur avec des explications accessibles. L’après-midi, nous sommes allés sur l’une des plus belles plages de cette côte ouest : la plage de la Perle. Très vivante ce dimanche-là, avec ses petites paillotes et ses enfants jouant dans les vagues ; très photogénique aussi avec son sable blond et ses cocotiers… Nous avons aussi entendu beaucoup de bien de la plage de Grande Anse mais les rouleaux sont apparemment plus importants et le lieu non recommandé pour les bébés…

La route de la traversée est une départementale transversale, qui « taille » littéralement le massif montagneux pour joindre Pointe-à-Pitre et le nord de Basse-Terre. L’office des forêts a organisé de nombreux sentiers pédestres pour découvrir cette zone humide, cette végétation dense. Nous l’avons pour notre part vue de manière plus tranquille, grâce au Parc des Mamelles qui a ravi Elina. Sur 4 hectares de forêt tropicale serpente un chemin permettant de découvrir la faune locale (ratons laveurs, singes, oiseaux…) ou des animaux sauvés et mis à l’abri, comme un jaguar. Les animaux sont choyés par les soigneurs qui délivrent d’intéressantes explications. Autre curiosité : tout un parcours de ponts suspendus permet de se perdre dans le sommet des arbres et de voir le parc sous un jour différent. Un peu plus loin sur la route, stop incontournable à la cascade aux écrevisses.

Marie Galante

Pourquoi y aller ? Honnêtement grâce à la chanson (les parents de Laurent Voulzy sont originaires de Capesterre) ! Une heure de ferry (sans emmener de voiture) depuis Pointe-à-Pitre permet de découvrir cette île dont on dit qu’elle est « la Guadeloupe d’il y a 30 ans ». Nous y sommes restés 4 jours, suffisants pour faire le tour de l’île et pour profiter de son rythme calme. Prévoir de louer un véhicule sur place vu qu’il s’agit tout de même de la 2ème plus grande ville de l’archipel. Même si elle dépend administrativement de la Guadeloupe, elle a connu une histoire particulière et a son identité propre. Ici, sur « l’île aux 100 moulins », la monoculture de la canne à sucre a façonné les paysages et a été le théâtre incessant de l’exploitation de l’homme par l’homme. L’abolition de l’esclavage en 1848 a marqué le déclin de l’île.

Nous étions logés au sud de l’île, à Grand Bourg au gîte jaune, chez Emmanuelle et Sylvain dont les filles ont pris grand soin d’Elina. Cette ville est « la capitale » de l’île, mais à l’air comme les autres d’une belle assoupie, comme en témoigne le modeste centre-ville fait de quelques petites rues et de cases colorées en bord de mer. L’habitation Murat, écomusée parfaitement renseigné et conservé, donne une idée très précise de la vie il y a 200 ans dans des habitations sucrières. Au début de 19ème siècle, il y en avait plus de 100 pour 11 000 esclaves, l’un des plus forts ratios par rapport à la population. On y voit l’usine, le moulin, l’habitation du maître et les cases des esclaves, le tout dans un magnifique parc en pleine campagne. Quelques centaines de mètres suffisent cependant pour atteindre la belle plage du centre-ville, accueillante et propre. C’est non loin de là que nous avons effectué notre baptême de plongée avec le centre Ti’bulles, dans des conditions optimum que seul peut offrir ce club à taille humaine.  Au programme une plongée sur une épave en pleine mer, incroyable !

a_vous_belle_photoA vous les belles photos ! : Se balader dans la campagne de Marie Galante au crépuscule est l’assurance de se régaler en termes de photographie. En s’éloignant du bourg, on marche entre belles demeures isolées, plantations de cannes à sucres, on croise des vaches nonchalantes accompagnées de leurs pique-boeufs (oiseaux blancs se plantant sur leur dos pour se nourrir et les nettoyer par la même occasion). Quant au soleil rasant, qui sublime les couleurs, on en a rarement vu d’aussi beaux !

Capesterre se trouve au sud-est de l’île, à moins de minutes de route. Ici les cases souffrent encore plus du sel et du vent, la route qui longe la côte et où on ne croise personne donne une impression de bout du monde. La destination doit être bien agréable, mais lorsque nous y étions les sargasses avaient pris possession de la magnifique plage de Feuillère et fait fuir les touristes. Dommage…

Saint-Louis est la troisième et dernière ville de l’île. Elle se situe sur la côte ouest plus préservée des vents. Ce petit village de pêcheurs est des plus agréable, avec sa plage qui donne directement sur les habitations, commerces et petits restaurants. Plus au Nord s’enchaînent les plages plus jolies les unes que les autres. Nous avons jeté notre dévolu sur Anse Canot, petite crique préservée, lieu de mouillage bien connu aux eaux « bleu carte postale ». Quelques kilomètres au nord, Gueule Grand Gouffre offre un paysage bien différent, venteux, calcaire, mystérieux. Nous nous sommes contentés de photos depuis le belvédère, le sentier menant au pied de l’arche n’étant pas accessible avec bébé. Avant de regagner Grand Bourg nous nous sommes arrêtés à l’habitation Roussel Trianon, autre partie de l’écomusée de Marie Galante. Sucrerie abandonnée, moulin, écuries, parc, sont là encore magnifiquement mis en valeur.

La prochaine fois : Les Saintes dont nous avons entendu le plus grand bien, c’est apparemment une baie magnifique.

Un peu de musique en regardant les photos ? On fwa de Warped est LA chanson que l’on entendait en boucle à la radio.

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