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Office du tourisme
Patrimoine Unesco
Les conseils de France diplomatie
Quand y aller
Budget moyen : 30 €/jour/personne
Langues : espagnol, quechua et schuar
Nombre d’habitants : 16 millions (2015)

 
 
 

Carnet de voyage en Équateur

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : 1 mois en août 2015, dans le cadre de notre tour du monde dont c’était la première étape.

Conditions : réservations au jour le jour, déplacements en bus.

Ce qu’on attendait de la destination : entrer dans l’Amérique latine en douceur. Se familiariser avec la vie andine avant de « descendre » au Pérou. Dans un autre registre, découvrir l’archipel des Galápagos, un rêve que tout voyageur doit nourrir !

Bilan : nous avions entendu quelques mises en garde concernant la sécurité. De gros progrès ont apparemment été réalisés ces dernières années. Beaucoup de policiers ou d’officiers de sécurité privés sont devant les grands magasins et on voit quelques panneaux avec interdiction du port d’arme à l’entrée de certains édifices. Cela peut créer une ambiance bizarre. Dans les grandes villes comme Quito ou Cuenca, les rues se vident à partir de 20h donc on a suivi le mouvement, pas de raison de sortir à ce moment là ! Sans vraiment nous relâcher sur ce plan, nous avons profité à fond de cette introduction à l’Amérique latine. Les gens sont d’un abord assez ouvert et leur espagnol est très compréhensible, ce qui n’est pas le cas partout sur le continent.

Nos conseils : Il y a 2 destinations en une, et le budget par exemple n’est pas du tout le même si on parle de l’Équateur continental ou des Galápagos. Si on reste dans les Andes, les prix au quotidien sont très abordables. Un almuerzo, menu du jour, vaudra rarement plus de 3 dollars. Pour se déplacer, les cars entre les grandes villes sont très ponctuels, propres et sécurisés (apparemment ça a évolué dans le bon sens ces derniers temps). Pour les Galápagos plusieurs stratégies existent : tout réserver bien en amont ou compter sur les dernières minutes pour essayer de faire baisser les prix.

Où nous sommes allés :

unesco

Quito. La capitale n’est pas la ville la plus agréable ni accueillante du pays. Nous y étions de plus lors de grandes manifestations d’Indigènes ; le centre-ville était ainsi en partie bouclé. Celui-ci est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978. Sur beaucoup de rues organisées en damier subsistent de belles demeures coloniales. Ne pas rater la basilique del Voto nacional, aux échelles impressionnantes qui offre une magnifique vue sur la ville bâtie sur plusieurs collines. De part et d’autre de la Plaza Grande la cathédrale, qui abrite les restes du maréchal Sucre, héros national, et le palais présidentiel. C’est un lieu de rencontre, de protestation mais aussi de célébration où il se passe toujours quelque chose. Les quartiers modernes de Quito présentent quant à eux moins d’intérêt et comme le conseillent les guides ainsi que les autres voyageurs, on n’y traine pas la nuit tombée. De toute manière le soir il peut être tentant de rester à l’hôtel, en raison de la fatigue causée par l’altitude (on est vite essoufflés) et surtout par la pollution, d’autant plus perceptible que l’oxygène est rare. Pour prendre l’air, dans la grande banlieue de Quito, se trouve le seul cratère habité au monde, Pululahua.  A quelques minutes en taxi de là, se trouve la ligne de l’équateur, la Mitad del Mundo. Ou plutôt les 2 : celle déterminée il y a 200 ans par les Français de la mission géodésique de La Condamine, et celle indiquée par les GPS aujourd’hui. Au musée Inti Nan on découvre de drôles d’expériences de part et d’autre de la ligne, comme l’eau qui tourne dans un sens puis dans un autre, à quelques mètres de différence. Pas forcément scientifiquement irréprochable mais plutôt fun !

DSC00012 Otavalo et la région de Sierra Norte. Le samedi, c’est le plus grand marché indigène d’Amérique latine . Il faut compter 2 heures de route vers le nord de Quito, aller-retour réalisable dans la journée. Le marché est fidèle à sa réputation, il donne envie de tout photographier, les couleurs, les magnifiques étals, les vendeuses en tenue traditionnelle. Il donne aussi envie de tout acheter ! Non loin de là, la cascade de Peguche, puis la lagune de Cuicocha (soleil au zénith quand nous y étions, photos pas faciles…).

DSC00185Mindo. Il suffit de 2 heures d’une route magnifique pour changer totalement d’altitude, de température et d’ambiance. Mindo est une petite ville située dans la forêt de nuages, au climat tropical. Quiteños comme touristes y passent souvent seulement la journée, ce qui est bien dommage vu sa douceur de vivre. En 2 jours, on peut y voir de belles choses, dont une usine de chocolat, le mariposario, la maison des papillons ou encore un petit parc aquatique avec bassins et toboggans. Et pour le grand frisson, c’est le parcours de 10 tyroliennes de la Canopy. Tous les guides disaient que l’organisation était sérieuse au niveau de la sécurité et on confirme ! La vitesse est correcte, sauf pour la dernière qui est nettement plus impressionnante, et on peut profiter à fond des superbes paysages de forêt, 400 mètres plus bas. On a adoré !


Latacunga. C’est, c’est vrai, une grosse ville de province. Quelques pages tout au plus dans nos guides de voyage. Cela pourrait évoluer prochainement.  En effet, plusieurs édifices dont personne ne se préoccupe ont plus de 400 ans d’histoire, et les 7 églises bâties par les Espagnols ne sont encore ouvertes qu’à tour de rôle. En attendant de pouvoir profiter à fond de la ville, à une heure de bus, la belle lagune de Quilotoa, lac situé dans le cratère d’un volcan éteint. On est ici à 4000 mètres d’altitude. Nous sommes un peu descendus sur le sentier qui mène au bord du lac mais pas jusqu’en bas car la vision, dans le sens inverse, des locaux (sans parler des touristes) au bord de l’apoplexie nous a vite dissuadés. A cette altitude l’air est rare et chaque effort est décuplé. Par contre le chemin de crête offre une bien meilleure vue et est facilement accessible. Dur de détacher notre regard de ce spectacle…

Baños. Cette petite ville encaissée dans la montagne, à moins de 10 kilomètres d’un volcan actif, voue un culte à la Vierge qui l’aurait sauvée lors d’une éruption au 18ème siècle. Depuis, les Équatoriens de tout le pays s’y précipitent, dans un joyeux mélange de piété, de consommation à outrance et de fun. On peut ainsi voir les messes bondées se succéder dans la très belle église, des prêtres bénir à tour de bras des voitures, des commerçants se battre pour vendre leur melcocha (guimauve faite de miel et sucre de canne), un défilé continu de toutous bichonnés, des boîtes de nuit qui crachent leur reggaeton… Bref, un joyeux fouillis qui nous a bien plu et dans lequel on s’est plongés. A propos de plongée, the place to be à Baños : les bains d’eau chauffée (de 38 à 43°) par le volcan voisin actif Tungurahua, censée avoir des vertus curatives. Tant qu’à faire autant aller au très populaire balneario de la Virgen, situé en bas d’une belle cascade. Très vite ça se bouscule, on se marche (ou flotte) dessus !  Les samedis et dimanches c’est encore pire.
La journée, nous avons fait 2 sorties en chiva, sorte de gros camion bien kitsch avec couleurs et musique :DSC00499
– pour la route des cascades, où nous avons circulé à bord d’une impressionnante tarabita et pour le fameux Paillon del Diablo, cascade la plus célèbre du coin, très puissante et sous laquelle on peut se faufiler (au prix de quelques gouttes)
– pour la casa del arbol, attraction hyper touristique consistant en une cabane avec deux balançoires dans le vide (eh ouais, ici on aime les plaisirs simples).
Baños sait aussi offrir un peu de calme pour qui s’éloigne un peu. Au prix de 2 heures de montée à pied non stop, on peut se rendre au mirador du volcan, avec là encore de magnifiques vues. Moins fatigant, même s’il faut gravir 600 marches, le mirador de la Virgen et son magnifique panorama sur la ville.

unesco

Cuenca. C’est la 3ème plus grande ville du pays. Son centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et détonne par rapport aux autres mégapoles pressées que sont Quito et Guayaquil. Ici, on flâne dans les rues, les yeux levés vers les magnifiques maisons coloniales, on peut visiter une église à chaque coin de rue, et presque aussi fréquemment s’arrêter dans un salon de thé déguster un gâteau. Citons parmi les incontournables :
– la cathédrale de l’Immaculée Conception, 2ème plus grande d’Amérique latine, qui offre depuis sa terrasse une super vue
– le marché aux fleurs juste à côté
– le musée de las Conceptas niché dans un ancien couvent
– le parc Pumapungo qui abrite les vestiges incas de la première ville
– la visite d’un atelier-boutique de paja de toquilla, le fameux panama vient en effet d’ici ! Amandine en a acheté un chez le célèbre Homero Ortega.

a_vous_bel_hotelP1040194A vous le bel hôtel ! Hostal Ines Maria : Chaque chambre est unique dans cet hôtel de standing abrité dans une belle demeure coloniale. Meubles d’époque, couleurs chaudes, petites attentions, super accueil et positionnement central : tout y est !

Guayaquil. La deuxième ville du pays, aussi ensoleillée que Quito est grise. Elle pâtit d’une très mauvaise réputation, qui ne tient malheureusement pas que du mythe. Ces derniers temps, la municipalité a fait de gros efforts pour combattre l’insécurité, notamment en positionnant de nombreux policiers dans les quartiers les plus touristiques. Car il y a à voir (même si une petite journée suffit). Citons par exemple le Parque Centanerio aux magnifiques iguanes, la promenade du Malecon2000 en bord de rivière, les quartiers colorés de las Penas et du Cero Santa Anna.

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Les Galápagos. Un gros morceau du voyage en terme d’organisation. On savait qu’on voulait y aller mais on ne savait pas comment. Croisière ou pas ? Et à quel prix ? Il faut savoir que tout est au moins 2 fois plus cher que sur le continent, et parfois encore plus cher qu’en France. Nous avons finalement fait un mix : 4 jours de croisière (achetée en last minute à Quito avec une bonne réduction, dans un des bateaux les moins chers donc les moins confortables, c’est sûr) puis 5 jours en hôtels sur Santa Cruz et la magnifique Isabela.
Tout cela nous a permis d’avoir un super panorama de ce que peuvent offrir ces îles magnifiques. Certaines découvertes, certains moments, peuvent sans conteste être classés parmi les meilleurs de tous nos voyages. Même si on savait un peu à quoi s’attendre, on était loin de s’imaginer la proximité qui existe là bas avec les animaux. Et quels animaux ! On a appris à courir dans le dos des otaries, enjamber les iguanes, observer sans se lasser albatros et pélicans à quelques centimètres… et à nager avec les tortues !!!


DSC00629San Cristobal : c’est l’île où nous avons atterris. Seulement un après-midi à Cerro Brujo, très belle plage où on peut débarquer au milieu de dizaines d’otaries. En toile de fond, la fameuse pierre fendue, qui a donné le nom au lieu.

Española : un must d’après nous, mais accessible uniquement en croisière car elle est inhabitée. Bahia Gardner est une très DSC00757belle plage aux eaux cristallines (on y  fait du snorkeling) que l’on doit partager avec otaries, iguanes marins, crabes rouges, oiseaux… Punto Suarez est LE site pour voir le plus d’oiseaux en très peu d’espace. 3h de balade se sont traduites pour nous en des dizaines de pélicans, albatros, fous à pattes bleues, approchés à quelques mètres. Guide indispensable et de toute manière obligatoire.

Floreana (aussi Santa Maria) : la plus réputée pour la plongée et le snorkeling, sur les sites d’ Islote Cormoran et de Punta Cormorant. Bahia post Office permet de voir où s’étaient implantés les premiers habitants de l’archipel. Nature plutôt hostile et aride ici, quelques flamants roses, puis une belle plage interdite à la baignade remplie de raies épineuses.

DSC01231Santa Cruz est l’île la plus centrale et la plus facile d’accès en raison de son aéroport. Plusieurs attractions sympas, pas loin et gratuites :
los Gemelos, un affaissement volcanique qui aboutit à une sorte de cratère
Darwin Station, centre de réhabilitation des tortues terrestres
el chato : réserve privée avec des tortues en liberté vraiment énormes !
Tortuga Bay, belle et grande plage très venteuse habitée par des iguanes marins, puis sa petite sœur plus calme juste derrière, où il fait bon se baigner
las Grietas, une sorte de grosse faille sur une presqu’île, remplie d’un mélange d’eau de mer et d’eau douce. On peut voir jusqu’à 12 mètres de profondeur ! Quelques gros poissons, eau très froide, mais un incontournable de l’île qui nous a bien plu.

Isabela, notre coup de cœur. Merci à tous les voyageurs rencontrés en Équateur ou lus sur Internet qui refilent le conseil. Cette île est la plus grande de l’archipel, et pourtant très peu habitée et très préservée. Jusqu’à présent, elle n’avait que des pistes (mais une route pavée était en construction lors de notre passage, c’en était presque incongru). Si on supporte les 2h de bateau très mouvementées depuis Santa Cruz, on peut profiter des énormes richesses du lieu :
los Tuneles : excursion pas donnée, réalisée avec une agence en bateau, mais impossible d’y aller seul. On visite d’abord des concrétions volcaniques qui forment des sortes d’arches naturelles très belles, habitées par plein d’oiseaux. Puis arrive un snorkeling époustouflant (plus d’1h30) à faire de préférence à marée basse. On passe dans des sortes de bassins successifs, mix entre mer et mangroves, entre 50 centimètres et 2 mètres de profondeur selon les endroits. Guide essentiel pour identifier requins, raies et hippocampes. C’est là que nous avons vu nos premières tortues de mer. Egalement excellent : l’excursion las Tintoreras, du nom local des requins corail qui ont élu domicile dans une petite piscine naturelle. On débarque sur une île volcanique étonnante pour voir iguanes et oiseaux. Puis snorkeling dans une baie calme, où nous sommes restés près d’une heure seuls tous les deux avec une trentaine de tortues ! Incroyable…
centro de crianza : à l’image de la station Darwin de Santa Cruz, un centre de réhabilitation reproduction de grandes tortues terrestres
muro de lagrima : une belle promenade de plus de 10km entre mangroves et plages, qui passe par plusieurs petits trails. Au bout, les restes d’un mur parfaitement inutile, fait par des prisonniers lorqu’Isabela était une colonie pénitentiaire…

Voici un petit aperçu en photos :


La prochaine fois : la côte pacifique, d’Esmeraldas à Salinas.

Un peu de musique en regardant les photos ? Yuyashpa de San Juanito.

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