Drapeau_Madagascar Madagascar

Carte_MadagascarEn bref

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Patrimoine Unesco
Les conseils de France diplomatie
Quand y aller
Budget moyen : 21€/jour/personne
Langues : malgache, français
Nombre d’habitants : 23 millions (2013)

 
 
 
 
 
 

Carnet de voyage à Madagascar

Quand
Conditions
Ce qu’on attendait de la destination
Bilan
Nos conseils
Où nous sommes allés
La prochaine fois
Galerie photos

Quand : 2 semaines pendant l’été 2012.

Conditions : Voyage privatif organisé acheté sur Internet, début itinérant avec un chauffeur/guide puis séjour libre balnéaire.

Ce qu’on attendait de la destination : Un séjour nature, avec surtout la possibilité de voir des lémuriens. Un premier (et forcément minuscule) aperçu de ce mini-continent.

Bilan : Nous avons choisi au hasard d’aller dans l’Est du pays, qui n’est pas la partie la plus touristique ni réputée de l’île. Nous avons simplement opté quelques semaines avant le départ pour un circuit qui nous correspondait. Nous avons été enchantés de la diversité de ce que nous avons vu, sur très peu de distance. La grande pauvreté du pays, le pillage qu’opèrent les sociétés occidentales, les Occidentaux accompagnés de très jeunes Malgaches, nous ont plus d’une fois mis mal à l’aise. Dans certains endroits reculés, les gens se méfiaient de nous, car de nombreuses rumeurs et légendes circulent sur les Blancs. Néanmoins, l’île attire de manière presque inexplicable. La nature est d’une richesse incroyable, mais de plus en plus menacée (la forêt d’aujourd’hui ne représente que 10% de celle d’origine, des compagnies occidentales « pèlent » les montagnes à la recherche de graphite). 80% de la faune et de la flore sont endémiques ! La rencontre avec les lémuriens a bien sûr été un moment inoubliable. Mais il y a aussi les Malgaches, avec qui il est facile de parler (du moins en ville) : un sourire très présent, un accent attachant, l’amour de l’île… Ces gens méritent tellement mieux que ce qui leur arrive : le délitement général depuis la décolonisation, les crises politiques à répétition, la montée de la violence, les infrastructures inexistantes. Nous avons été touchés et chamboulés à plusieurs reprises, et avons plus que jamais pris conscience de la chance que nous avons en tant que Français. Nous avons très envie d’y retourner.

Nos conseils : Prenez votre temps, et ne comptez pas voir beaucoup en quelques jours. Les infrastructures sont en très mauvais état, surtout les routes. Quelques dizaines de kilomètres se parcourent en plusieurs heures, quand la route n’est pas coupée à cause des inondations – il faut mieux pouvoir s’adapter. Pas mal de consignes pour l’hygiène et la santé, vaccins bien à jour, traitement anti-paludéen etc… Bien se renseigner sur les derniers soubresauts politiques sur le site du Quai d’Orsay. Dans certaines zones et à certains moments on a malheureusement affaire à un Etat failli, qui ne protège ni sa population ni les touristes. Dernier conseil qui pourrait du coup paraître paradoxal : n’ayez pas peur ! Quand vous le sentez, si vous le sentez, sortez des sentiers battus, allez à la rencontre des gens. Des dons de vêtements de seconde main ou de petits savons ou produits d’hygiène seront les bienvenus dans les villages.

Où nous sommes allés :

Tamatave. Capitale de l’Est du pays, c’est l’un des plus grands ports. Elle a la réputation de « ville qui craint » et qui reçoit beaucoup d’eau. Nous n’avons par bonheur pas vu ces deux aspects peu attractifs. Même s’il y a peu de choses à voir et même si les bâtiments sont franchement décrépis, nous avons aimé le bord de plage, le parc d’attraction avec les manèges d’un autre temps, le marché sympa où nous avons acheté de l’excellente vanille. A quelques kilomètres au nord, le parc Ivoloina accueille des animaux (principalement des lémuriens) en majorité saisis après des captures illégales. Ils sont chouchoutés par des soigneurs dévoués, dont l’un vous accompagnera pour une visite d’environ 2h. Nous avons ainsi visité le parc avec un étudiant de Tamatave, intéressant et enjoué, avec qui nous échangeons encore aujourd’hui par mails.

Andasibe. Attention, petite (voire grosse) laine obligatoire ! On est ici en montagne, pour visiter le parc du Périnet où résident les indris indris. Il faut impérativement partir avec un guide (et des jumelles) pour avoir une chance d’apercevoir les bestioles (les indris indris sont les plus grands des lémuriens mais parmi les plus sauvages, et restent tout au sommet des arbres). Nous en avons par chance vus et surtout entendus, leur hurlement est très… particulier. D’autres choses intéressantes à voir dans la forêt (termitières, chouettes, oiseaux, champignons…). L’après-midi, nous nous sommes rendus à la réserve de Vokona. Il s’agit d’un parc privé où on peut voir des lémuriens en semi-liberté. Ils vous sautent littéralement dessus, à la recherche d’une banane ou pour se balader. C’est bien sûr là que nous les avons vus de plus près, que nous avons pu observer leurs yeux… inexpressifs, leurs petites mains, leur beau pelage… Un moment vraiment sympa ! Le village d’Andasibe en lui-même vaut le détour. On a l’impression d’être dans une ville du Far West, avec la citerne, les maisons en bois, le chemin de fer et tout !

Canal des Pangalanes. Nous l’avons parcouru d’Ambila-Lemaitso à Tamatave, avec une halte de 3 jours sur le lac Ampitabe. Le spectacle est permanent le long de cette voie fluviale qui longe l’Océan Indien. On s’émerveille devant les couleurs de l’eau et de la forêt humide, on frémit en croisant les barges chargées à ras bord. Une autre manière de découvrir le pays, en passant près d’endroits extrêmement reculés.

Ankanin’ny Nofy, sur le lac Ampitabe. En Malgache cela signifie « nid de rêve » et on comprend pourquoi. Ici la nature est encore préservée, et donne une impression d’harmonie apaisante à défaut d’être spectaculaire. Nous avons passé 3 jours sur l’île au milieu du lac, avec des moments très forts. La visite de la réserve du Palmarium, qui nous a donné l’occasion de voir de très près des lémuriens, dont des espèces encore jamais rencontrées comme le sifaka. C’est d’ailleurs notre préféré, avec ses poils tous doux, son air ahuri et sa manière de se déplacer en pas chassés. Une quinzaine de minutes en bateau nous ont suffi pour aller à la rencontre des habitants du village d’Andranokoditra. Un lieu qui émeut et qui bénéficie de l’attention de nombreux bénévoles internationaux et d’ONG. L’UNICEF y reconstruit une école, une superbe association « L’homme et l’environnement » y fait un travail remarquable, les villageois se lancent dans l’écotourisme. Si cela vous est possible, résidez quelques nuits ici, rencontrez le papi qui s’occupe avec amour du jardin des orchidées, suivez sa fille Marlène qui vous fera découvrir les recoins de son village, achetez des huiles essentielles ou de la vanille de la coopérative. Le lendemain, de retour au Palmarium, nous avons suivi un villageois d’Ankanin’ny Nofy pour un trek é-pui-sant de 4 heures. Le paysage en valait certes le coup, et nous avons visité des villages très isolés. A peine protégés du soleil par des feuilles de « l’arbre du voyageur », après des traversées de mares pieds nus, nous nous sommes effondrés de retour à l’hôtel (du moins Amandine qui a enchaîné un bon vomis et une sieste de 2 heures…). Quelle aventure !

DSCF2130a_vous_bel_hotelA vous le bel hôtel ! : Le Palmarium. Quelques bungalows sur une île au milieu du lac, de petites plages calmes, une eau limpide où viennent pécher les Malgaches au crépuscule, des lémuriens qui viennent chaparder des fruits au petit-déjeuner, un personnel adorable venant du village d’à côté… Les jardins sont reposants, et la réserve avec tous les lémuriens passionnante. Tout respire le calme et l’harmonie. Nous serions bien restés plus que ces 3 jours.

Foulpointe. C’est LA station balnéaire du coin. Ne vous attendez pas à des hôtels clubs 5 étoiles, il n’y a pas même de quoi retirer des sous. Mais la plage est belle et vous pourrez échanger avec des Malgaches en vacances ou en week-end en famille. Pour quelques euros, les pêcheurs vous emmènent voir la barrière corail ou vous préparent un dîner aux langoustes sous les paillottes.

Mahambo. A peine un village, tout au plus un hameau avec quelques rues et petits bouis-bouis. Nous y sommes allés pour le magnifique hôtel de la Pirogue. Ici la mer est propre et chaude (bien que parfois dangereuse). L’attraction de fin juin à octobre est l’observation des baleines qui viennent se reproduire ou mettre bas dans cette zone (proche de l’île de Sainte-Marie). Nous sommes partis une-demie journée en bateau, avec un temps bien pourri. Ca tapait, ça mouillait et on ne voyait pas grand-chose. La marée aidant, le ciel s’est découvert, la mer est redevenue calme et… on a vu des baleines ! De loin bien sûr, car les sorties en mer répondent aux règles édictées par Cétamada : ne pas s’approcher à plus de 100 mètres, ne pas leur couper la route ou les aborder de face. L’émotion est de toute manière au rendez-vous devant ces mastodontes de 15 mètres. Un moment inoubliable.

DSCF2445a_vous_bel_hotelA vous le bel hôtel ! : La Pirogue, un très bel hôtel, pas luxueux pour un sou (on dort dans des bungalows rustiques, la douche est un pot d’eau, l’électricité ne fonctionne que quelques heures par jour) mais dans un emplacement magnifique (un parc arboré au bord de l’océan). Plage magnifique d’où l’on admire le ballet des pêcheurs le matin, excellent restaurant.

La prochaine fois : Il reste tellement à voir sur cette île, dont beaucoup d’endroits accessibles uniquement en bateau. Pêle-mêle les Tsingys, Tuléar, Nosy Be…

Un peu de musique en regardant les photos ? Ino Vaovao par la star malgache Rossy.

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2 réflexions au sujet de « Drapeau_Madagascar Madagascar »

  1. Miya

    Bonjour les amis,
    Mon nom est Miya, femme Malagasy de 40 ans. Mariée à Charlys, 45 ans, nous avons deux adorables enfants, Mika un garcon de 15 ans et Aina une fille de 10 ans. Nous habitons à Nord-Ouest de Madagascar, c’est à dire à Majunga. Mais je viens de Fianarantsoa, au sud du pays et Charlys il vient d’Antsirabe, au centre de Madagascar.
    En regardant votre carnet de voyage, je suis très contente et j’ai vu votre admiration pour madagascar. Il me semble que vous aimez beaucoup votre decouverte de l’Est de Madagascar. Je vous remercie beaucoup pour votre amour de mon pays.
    Je vous invite encore de decouvrir le reste de Madagascar comme la region Sud, en allant vers la RN7, vous n’allez pas regretter parce que le sud aussi est beau à decouvrir. Je vous conseil aussi de decouvrir le nord de madagascar, comme Nossi-be et Diego-Suarez.
    Madagascar est un fantastique pays comme vous aviez decouvrir pendant votre voyage.
    Je souhaite que vous ferez un plan de retour à Madagascar. Je suis sûr que vous trouverez quelque chose d’intéressant que ce que vous avez découvert lors de votre premier voyage .
    Je espère que vous reviendrez bientôt .
    Merci encore pour votre amour de mon pays , je suis fier de mon pays .
    Miya

    Répondre
    1. Amandine & Rida Auteur de l’article

      Bonjour Miya

      Merci beaucoup beaucoup pour votre message qui nous a touchés. Nous avons en effet été très marqués par ce pays si attachant, même si on n’y est pas restés longtemps. Bien sûr il nous reste beaucoup à découvrir et pour la prochaine fois nous suivrons vos conseils pour aller dans le Sud 🙂

      Répondre

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